On éloigne le pouvoir des gens
Le maire Labeaume veut éloigner encore plus les élus du peuple en tentant de cautionner la diminution du nombre d’élus au Conseil de Ville. Il faut innover pour ne pas que les élus ne s’éloignent encore plus des citoyens, les laissant à eux-mêmes devant l’appareil bureaucratique. Il faut se rappeler que le gouvernement municipal doit être le plus proche des gens. Or, on fait l’inverse, tare des fusions forcées.
Moins d’élus ne signifie pas nécessairement moins de coûts car pour s’acquitter de leurs tâches alourdies, les élus devront s’adjoindre du personnel tout comme les députés des autres paliers de gouvernement qui si ca continue, ils vont être plus nombreux que nos édiles municipaux.
Il est vrai que des grosses villes ont moins de conseillers mais ils sont supportés par une armée d’attachés aux conseillers qui font barrière entre l’élu et le citoyen. Le maire Labeaume devrait avoir cette donnée avant de décider.
J’ai proposé une ville à six arrondissements et 67 élus pour fonctionner. La hiérarchie serait la suivante: un maire, six maires d’arrondissement et 60 conseillers d’arrondissement, dont six à être délégués au Conseil de ville.
Le portrait aurait cette apparence et respecterait la volonté de diminuer le Conseil de Ville. Conseil de Ville: 13 élus (le maire de la ville, six maires d »arrondissement et six conseillers-délégués de chaque arrondissement. Six conseils d’arrondissement: 66 élus (un maire et 10 conseillers par arrondissement).
C’est à ce prix que disparaîtront les 29 conseils de quartiers (neuf quartiers n’en ont pas) et le comité exécutif, devenus inutiles. Selon moi, les conseils de quartiers sont un palliatif à la diminution trop importante des élus lors de la fusion des 13 villes où y siégeaient 140 élus au lieu des 38 actuellement.
Fernand Trudel, ancien conseiller municipal à Beauport