Dédiées à la cause, Martine Roussel et Hélène Thibault, respectivement directrice des services aux familles et directrice générale de la Société Alzheimer de Québec, sont conscientes qu'il reste beaucoup à faire pour aider les 15 000 familles dont un membre est atteint de la maladie dans la région de Québec.
La prolifération des cas d'Alzheimer est telle que pratiquement tout le monde connaît un parent, un ami ou un voisin qui en est atteint. Si bien qu'avec le temps, les besoins ont crû plus rapidement que les services de soins. Résultat: il y a du travail à faire pour répondre à la demande.
Ce constat est indéniable pour les intervenants de la Société Alzheimer de Québec. Les cas se multiplient au point où les Centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) sont engorgés et peu préparés à faire face à une clientèle qui requiert autant d'attention. De plus en plus, des centres d'hébergement privés tentent de faire leur part, en réservant une aile ou un groupe de chambres dédié à des résidents ayant des troubles cognitifs. Mais, il est clair que les ressources ne suffisent pas à la tâche.
Encore beaucoup de familles s'efforcent de prendre soin de leur parent atteint d'Alzheimer. Toutefois, le maintien à domicile se fait au prix de sacrifices constants et d'un épuisement inévitable. En effet, on ne compte plus les aidants naturels qui finissent par sonner l'alarme après avoir subi un infarctus, un accident vasculaire cérébral ou une dépression.
«C'est pour éviter le pire et aider à dénicher les ressources utiles afin que les aidants naturels puissent souffler un peu que la Société Alzheimer existe. Nous donnons des renseignements sur la réalité de la maladie et référons les gens vers des ressources appropriées pour obtenir de l'aide et du répit», indique Hélène Thibault, directrice générale de l'organisme communautaire qui fonctionne essentiellement grâce aux dons.
Pour Martine Roussel, directrice des services aux familles à la Société Alzheimer de Québec, le travail d'information demeure prioritaire, tant pour les aidants des personnes atteintes que le public en général. «L'Alzheimer touche toutes les classes sociales. Il n'y a pas d'exemption. Et, on doit éviter de parler de diagnostic de démence. Cela effraie, stigmatise et exclut. Il s'agit d'une maladie pour laquelle les sautes d'humeur comme la répétition ou le silence sont des formes d'expression de la souffrance.»
Avec ses moyens modestes, la Société Alzheimer de Québec met en place diverses initiatives pour aider les personnes touchées. C'est le cas, entre autres, de ses séances de groupe, de ces projets d'ateliers de répit et de sa Journée annuelle d'information, dont l'édition 2008 a lieu ce dimanche 20 janvier au pavillon Pollack-Desjardins de l'Université Laval.
Information: (418) 527-4294 ou
www.societealzheimerdequebec.com