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Denis Beaumont: un petit gars de chez nous parmi les Snowbirds

Article mis en ligne le 21 janvier 2008 à 6:30
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Denis Beaumont: un petit gars de chez nous parmi les Snowbirds
Denis Beaumont a réalisé son rêve d'enfance.
Denis Beaumont: un petit gars de chez nous parmi les Snowbirds
Récemment le Spectacle aérien international Familiprix de Québec confirmait la présence de cinq équipes d’avions à réaction représentant quatre pays ayant contribué à la fondation et au développement de Québec, soit la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis et le Canada. Lors de cette conférence de presse, j’ai eu le plaisir de rencontrer l’un des pilotes de notre équipe nationale les Snowbirds. Je vous présente avec plaisir le capitaine Denis Beaumont, qui en est à sa deuxième année avec les Snowbirds à la position numéro 5.
Québec Hebdo - Capitaine Beaumont, êtes-vous originaire de Québec?
Denis Beaumont - «Oui, plus précisément de Loretteville. Mon père est originaire de Val-Bélair et ma mère de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. J’ai étudié au Mont Saint-Sacrement, à la polyvalente de Loretteville et à l’Université Laval.»
QH - À quelle époque de votre vie avez-vous eu l’idée de devenir pilote d’avion?
DB - «Dès l’âge de 7 ans. Je me souviendrai toujours de cette journée passée à la base militaire de Valcartier, alors que les Snowbirds avaient effectué un vol en formation à basse altitude. Je conserve encore en mémoire cette image d’un ciel tout rouge tellement j’avais vu les avions de près. À partir de ce moment-là, j’ai vraiment été accroché. À la suite de cette journée, je suis devenu un passionné de l’aviation. À la maison, je montais sur le toit du garage avec des jumelles pour observer les avions atterrir et décoller de l’aéroport de Québec. Souvent, mon père m’amenait au bout de la piste, sur la route Jean-Gauvin, pour observer de près les avions. J’étais très impressionné entre autres par l’atterrissage du 747 de Wardair tous les jeudis soir. Je savais qu’un jour je piloterais un avion.»
QH - À quel moment as-tu vraiment concrétisé ton rêve?
DB - «Ce n’est qu’au moment où j’étais à l’université, à l'âge de 22 ans. J’avais toujours ce tiraillement intérieur qui me faisait hésiter entre une carrière en médecine ou devenir pilote d’avion. Je me suis donc informé au centre de recrutement de l’armée où, après analyse de mon dossier scolaire, on m’a confirmé que j’avais les qualifications nécessaires pour devenir pilote dans l’armée canadienne. Ce fut le déclic! Mon père m’a beaucoup encouragé et après réflexion, j’ai fait le saut. Je savais que ce ne serait pas facile. Imaginez, il y a un gars sur mille qui réussit à devenir pilote. Je suis allé au camp de sélection à Toronto et j’ai réussi.»
QH - On ne devient quand même pas pilote du jour au lendemain?
DB - «Oh que non! Il y a d’abord le cours pour devenir officier donné à Vancouver. Ensuite, différents entraînements comme la survie en mer, la survie en forêts et l’entraînement pour vol à haute altitude, qui se donne dans des chambres à décompression. J’ai dû par la suite perfectionner mon anglais. Si tu veux devenir pilote, tu dois obligatoirement parler et comprendre parfaitement l’anglais. Tu n’as pas le choix, tout se passe en anglais. Et, après un autre entraînement, cette fois à la base de Moose Jaw, j’ai enfin obtenu mes ailes.»
QH - Pour devenir pilote, il faut s’engager dans l’armée pour combien de temps?
DB - «En ce qui me concerne, le contrat initial était de 9 ans. Et, une fois que j’ai obtenu mes ailes, je devais demeurer dans l’armée pour une période de 5 ans. Aujourd’hui, le contrat est de 7 ans.»
QH - Quel conseil donnerais-tu aux jeunes qui ont l’ambition de devenir pilotes?
DB - «D'abord, se fixer un but et toujours y croire. Il ne faut jamais abandonner. Rester concentré sur son ambition et persévérer. Ne pas avoir peur de travailler à la dure et fournir toutes les énergies nécessaires.»
QH - Qu’est-ce que cela t’apporte personnellement aujourd’hui d’être un «Snowbirds»?
DB - «Une grande satisfaction personnelle. Cela peut paraître égoïste, mais c’est important de réaliser ses ambitions et d’être fier de soi. J’ai atteint le but que je m’étais fixé quand j’étais jeune; j’ai atterri à Québec aux commandes d’un avion à réaction des Snowbirds. Ça n’a pas été de tout repos. Il y a des moments très difficiles et c'est dans ces moments-là que le soutien de tes proches, de ta famille est important. Pour ma part, j’ai eu ce soutien et je réalise une merveilleuse carrière dans les Forces canadiennes.»
QH - En terminant, quelles sont tes impressions concernant la venue des équipes de France, de Grande-Bretagne et des États-Unis, lors du prochain spectacle aérien international de Québec en juin prochain?
DB - «Ce sera une expérience inoubliable! Je suis comme un enfant qui attend avec impatience ce beau cadeau pour le 400e de Québec. Ce sera gigantesque! Je me demande encore comment l’organisation du SAIQ a réussi cet exploit. Ce sera un évènement que les admirateurs d’avions verront une seule fois dans leur vie. Les Québécois seront vraiment choyés. L’ampleur de ce spectacle aérien dépasse tout ce que j’ai vu ou vécu dans ma vie. D’avoir la chance de voler avec toutes ces équipes sera phénoménal! Les Snowbirds représenteront le Canada, pays hôte, et croyez-moi nous serons à la hauteur!»

* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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