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Un règlement pour une chicane de clôture

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Article mis en ligne le 18 janvier 2008 à 13:57
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Un règlement pour une chicane de clôture
Les nouvelles normes concernant les matériaux à utiliser pour les murets de soutènement ne permettront plus de tel panorama dans l’Arrondissement Les Rivières.
Un règlement pour une chicane de clôture
Une chicane de clôture aura finalement mené à l’adoption de nouvelles règles par l’arrondissement Les Rivières concernant l’esthétisme de murs mitoyens érigés entre des propriétés du territoire.
Un matin du mois d’août, Yannick Moreau s’éveille au bruit de la machinerie d’un entrepreneur qui empile des blocs de béton aux frontières de sa cour arrière. Son voisin décide de monter un mur de soutènement pour son terrain surélevé de quelques mètres par rapport à celui de son voisin arrière. Trois étages de blocs de construction de 1m par 1m devenaient le nouveau paysage de M. Moreau. «Non seulement c’est laid, mais le muret aura certainement une incidence sur la valeur de ma maison», s’indigne M. Moreau.



Suite à une rencontre tendue, infructueuse, avec son voisin, le résident de la rue Panama du Faubourg Le Raphael s’informe à son arrondissement des recours possibles. On lui répondra qu’à l’heure actuelle, il existe un flou dans la réglementation concernant les matériaux autorisés. La réglementation existante concerne uniquement la hauteur et la façon d’aménager les murets.

Quatre propriétés du Faubourg Le Raphael ayant déjà utilisé des blocs de béton de ce type afin de soutenir leur sol dans cette zone – le dénivelé peut y être important –, l’arrondissement Les Rivières aura probablement décidé de stopper net une épidémie potentielle en entérinant cette semaine une nouvelle réglementation sur les matériaux à utiliser pour l’érection de tel mur.

Le propriétaire du muret de la discorde, Gilles Renaud, estime quant à lui que ses voisins sont un peu pressés. «Le mur a été érigé en août, ajoute-t-il, dès l’an prochain je camouflerais le muret avec des fleurs et des plantes.» M. Renaud avait envisagé un mur en interbloc au départ, mais il affirme que dû au dénivelé important, le travail aurait été à refaire dans deux ans. «Pour le même coût, j’ai maintenant un muret permanent», calcule-t-il.

Patrick Paquet, le conseiller du secteur, est intervenu dans le dossier. Il explique qu’il faut parfois vivre un problème afin d’imaginer une solution. «Ce n’est certainement pas à l’avantage d’un propriétaire de monter un muret en blocs de béton géant sur son terrain; ça peut avoir une incidence sur la valeur de sa propre propriété», illustre-t-il.

Dorénavant, la réglementation de l’Arrondissement stipule que les murets devront être faits de brique avec mortier, de blocs de remblai d’au plus 0,3m, de pierre, de bloc coulé sur place à agrégats exposés, recouverts de crépi ou passé au jet de sable ou de bois à l’exception des panneaux d’aggloméré, de contreplaqué ou des dormants de chemin de fer.

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