Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ). (Photo courtoisie)
La priorité va à la main-d’œuvre pour Françoise Bertrand de la FCCQ
Vision économique 2008
Quelle devrait être LA priorité en 2008?
«À la Fédération des chambres de commerce du Québec, nous sommes très axés sur la main-d’œuvre. La main-d’œuvre a un visage qui change et nous avons un souci d’une meilleure reconnaissance des compétences et de l’intégration des immigrants. Nous aimerions aider les gens à se réorienter, par exemple des entreprises en foresterie qui ferment leurs portes alors que l’industrie minière cherche de la main-d’œuvre. Nous voulons œuvrer à maximiser le travail des Québécois, peu importe leur âge ou leurs origines, tout en travaillant à l’acquisition et la reconnaissance des compétences.»
Quelle perspective avez-vous de la prochaine année?
«Nous devrions poursuivre dans la même lignée qu’en 2007. Parmi les faits saillants, les exportations devraient être en légère augmentation ou diminution, atténué par le ralentissement économique aux États-Unis. Nous avons aussi des ententes avec l’Ontario et le reste du Canada pour assurer que l’économie demeure active et pour diversifier les champs d’action. Nous avons signé avec la chambre de commerce de l’Ontario et aimerions éventuellement faire de même avec l’Europe.»
Quelle tendance trouvez-vous la plus positive pour 2008? Et, laquelle vous inquiète le plus?
«La plus grande préoccupation, qui transcende les modes et le temps, c’est l’environnement. Le Québec travaille à avoir un développement hydroélectrique au Canada qui soit jumelé du même coup sur l’efficacité énergétique. Il y a de plus en plus de nos entreprises qui se tournent vers les technologies vertes. C’est une tendance sociale signifiante qui se traduit avec des revenus importants pour le Québec et éventuellement dans l’exportation. Ce qui nous inquiète, c’est le décrochage scolaire, alors qu’il y a tant de besoin sur le marché de travail. Malgré le fait que l’emploi va si bien au Québec, il ne faut quand même pas oublier le décrochage. C’est mieux qu’avant, mais ce n’est pas assez. Il faudrait relier le travail à l’éducation, pour mieux faire connaître leurs possibilités après l’école. Par exemple, le métier de soudeur est en grande pénurie et c’est un métier très bien payé. Il peut arriver que des parents n’encouragent pas leur enfant de choisir ce métier et d’aller plutôt faire des études supérieures. C’est bien l’université, mais ce n’est pas nécessairement ce qui est bon pour ce jeune-là.»
* (Collaboration spéciale Geneviève Allard)