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Le «nous» québécois d'aujourd'hui

Article mis en ligne le 8 janvier 2008 à 9:15
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Le «nous» québécois d'aujourd'hui
Les Québécois en groupe, n’ont jamais été en amour avec les immigrants de première génération, et cela est facile à comprendre. Tant et aussi longtemps qu’ils ne soient devenus de vraies souches, les nouveaux venus demeureront des étrangers s’ils n’acceptent pas de s’ancrer pour faire souche. On appelle souche en généalogie, une personne née à l’étranger, qui a habité au Québec et qui y a laissé une postérité. C’est cette dernière que l’on dit «de souche».

Depuis 400 ans, nos ancêtres souches et leur postérité, ont reçu la visite de toutes les sortes d’étrangers plus ou moins bienvenus. À commencer par les Iroquois Mohawks du 17e siècle, qui les ont terrorisés pour les chasser. Ont suivi les mercantiles commerçants de fourrures français qui ne cherchaient qu’à s’enrichir en les exploitant, puis sont venus les troupes anglaises conquérantes et d’occupation, et les marchands anglais qui ont fait la pluie et le beau temps, et enfin sont venus des vagues d’immigration qui ne visaient que leur minorisation.

Que les 60 000 pauvres habitants canadiens de 1763, aient pu tenir le fort de la Nation québécoise, après les affres d’une guerre destructrice et méchante, après l’abandon par la France et le départ des riches et des élites, et qu’ils aient pu réussir le miracle de doubler deux fois de suite leur population à l’intérieur de deux générations. Ne cherchez pas docteurs, il est là le miracle de la survie de notre peuple.

C’est bien évident que la religion et les Évangiles ont joué un rôle prépondérant et que les Curés sont devenus des leaders dans chaque paroisse et qu’ils ont prêché l’Évangile sans relâche à chaque dimanche pendant les deux cents ans qui ont précédé notre révolution tranquille. C’est dans l’humanisme des évangiles qu’ils ont forgé leur éthique. Je n’ai aucune crainte pour la morale collective de la nation québécoise. Très peu de pays au monde ont pu atteindre le niveau du Québec sur ce plan. Tout ce qu’il reste à faire toutefois, c’est de continuer à instruire et à faire confiance aux jeunes et à rendre la complète liberté à leur Nation.

Maîtres chez nous veut simplement dire que notre nous québécois inclut tous ceux qui vivent au Québec et qui acceptent d’être soit: de souche, soit des souches. Tous les autres sont des étrangers qui n’ont pas le droit d’aspirer à nous diriger. Qu’y a-t-il de répréhensible à vouloir vivre avec ses semblables? Les oiseaux d’un même plumage volent ensemble.
André Marceau, Québec

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