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Mise en contexte du rôle du DPJ

Dossier: Protection de l'enfance

François Cattapan par François Cattapan
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Article mis en ligne le 7 janvier 2008 à 8:45
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Mise en contexte du rôle du DPJ
Dossier: Protection de l'enfance
Pierre d'assise de la société québécoise, la Loi sur la protection de la jeunesse prend position en faveur du bien-être des enfants. Elle donne le droit voire le devoir à l'État d'intervenir d'autorité dans la vie familiale, lorsqu'une situation inacceptable d'abandon, d'abus, de négligence ou de trouble de comportement est dépistée.
Une structure a été constituée et son pouvoir d'enquête a été déféré au Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) nommé dans chaque région. Quatre grands principes guident ce mandataire de l'État dans son rôle:

1) Le meilleur intérêt de l'enfant prévaut en tout temps;

2) Le parent biologique demeure la première personne responsable de l'enfant et le DPJ travaille en collaboration dans le but de le maintenir dans son milieu de vie;

3) Lorsque le législateur opte pour le retrait préventif, il s'en remet en priorité à la famille élargie (grands-parents, tantes, oncles, etc.), pendant que le DPJ mobilise et outille le parent pour permettre la réinsertion de l'enfant dans la famille;

4) Si impossible d'améliorer la situation parentale après plusieurs efforts infructueux, le législateur devra se tourner vers l'alternative du placement permanent pour assurer stabilité et continuité au développement de l'enfant.

Sur ce dernier et ultime aspect, la nouvelle Loi 125 sur la protection de la jeunesse (présentée en octobre 2005 et entrée en vigueur en juillet 2007) fixe des délais dans les interventions du DPJ auprès des parents. Désormais, pour un enfant négligé de moins de 2 ans, la limite pour se reprendre en main est fixée à 12 mois d'efforts; pour un enfant de 2 à 5 ans cette limite est de 18 mois; tandis que pour un enfant de 6 ans et plus le parent dispose de 24 mois.

Dans deux cas sur trois, les parents prennent conscience de leurs lacunes et voient à corriger la situation à la satisfaction du DPJ, qui se retire alors du dossier. En tout temps, le DPJ n'agit jamais seul, il intervient à partir d'un plan d'action approuvé par les parents. Lorsqu'il y a litige parents/DPJ ou constat d'échec, c'est le tribunal de la jeunesse qui arbitre voit à assurer le bien-être de l'enfant. Le parent toujours en désaccord peut porter sa cause en appel ainsi qu'enregistrer une plainte pour faire réviser son dossier.

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