Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Honnête, mais sans plus

Frédérick Masson par Frédérick Masson
Voir tous les articles de Frédérick Masson
Article mis en ligne le 5 janvier 2008 à 13:29
Soyez le premier à commenter cet article
Honnête, mais sans plus
Pour son spectacle Coup d'envoi, la Société du 400e anniversaire de Québec visait gros. Elle voulait faire big en montrant qu'elle pouvait jouer dans les ligues majeures. Mais au lieu de frapper un coup de circuit, elle s'est contentée d'obtenir un but sur balles.
Pour ceux et celles qui sont moins familiers avec le jargon du sport, disons que l'organisation a présenté un spectacle d'ouverture honnête, mais sans plus. Avant même les premières notes, l'organisation s'attirait déjà les foudres des participants en laissant ces derniers poireauter à –10 degrés sans même un semblant d'animation, si ce n'est que les quelques images projetées sur un Palais Montcalm gros et froid qui agissait à titre d'écran géant. Un écran de 23 M$, faut-il le rappeler!

Puis est apparu le président de la Société, Jean Leclerc, suivi de la sempiternelle pléiade de représentants des divers paliers gouvernementaux. Chacun y est allé de son message, bien écrit et bien lu, sans couleur et sans saveur. Une bonne soupe tiède, qui n'avait rien pour réchauffer la foule.

Quant au spectacle proprement dit, il se voulait essentiellement fait pour la télé. Car pour les gens sur place, tout était, à mon avis, plutôt ordinaire. Un choix d'emplacement douteux, une scène trop grande, une sonorisation défaillante, un dispositif de sécurité pas toujours rassurant, des prestations inégales et des effets spéciaux trop discrets. Bref, rien de bien alléchant, si ce n'est que quelques numéros par-ci, par-là.

Et parlons-en des numéros. Mention d'honneur aux Batinses, qui ont assuré l'ouverture avec brio. De bons mots aussi au trio composé de Claire Pelletier, Florence K et Jessica Vigneault, à Bruno Pelletier, ainsi qu'aux danseurs qui ont fait fi du froid et du facteur vent.

Mon premier pot, je le réserve à Étienne Drapeau, dont l'interprétation de la chanson des «Saints» était carrément é-pou-van-ta-ble! Une pièce écrite au crayon-feutre sur un napperon de restaurant comme on en retrouve sur trop d'albums de catégorie B.

Gros bémol aussi sur la prestation de Pascale Picard, une artiste au talent exceptionnel qui n'a pas su profiter d'une vitrine télévisuelle importante. Avec une prestation qui frôlait l'hystérie, elle n'a pas été à la hauteur de ses 100 000 exemplaires vendus. J'attribue toutefois ce débordement d'énergie au froid et à l'importance de la foule. À ne pas répéter lors du MIDEM, qui se tiendra du 27 au 30 janvier à Cannes.

Mais par-dessus tout, que dire de la mise en scène très discutable orchestrée par un Denis Bouchard, un homme pourtant doté d'un talent fou. Les gens de Québec ont eu droit à un gros trip d'artiste… un artiste qui semblait blasé dès le premier jour de sa nomination… Heureusement, le public et les feux d'artifice ont sauvé la mise.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • La nouvelle politique de déneigement de la Ville de Québec vous satisfait-elle?
  • Oui
  • Non