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Des Fêtes moins joyeuses sans Cédrika

Martin Provencher se confie près de 150 jours après la disparition de sa fille

Article mis en ligne le 30 décembre 2007 à 11:00
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Des Fêtes moins joyeuses sans Cédrika
Martin Provencher est ému de voir que Cédrika est toujours bien présente dans l'esprit de la population. À cet effet, des dizaines de cartes de voeux ont été envoyées à la famille pour la soutenir dans les recherches. (Photo gracieuseté L'Hebdo Journal)
Des Fêtes moins joyeuses sans Cédrika
Martin Provencher se confie près de 150 jours après la disparition de sa fille
Le temps des Fêtes ne sera pas une période festive pour tous. En raison de la disparition de la petite Cédrika Provencher, le 31 juillet dernier, ses proches traversent une première période de Noël sans elle.
«Ça va être rempli d'émotions. C'est certain que ce ne sera pas facile et nous allons prendre la situation un jour à la fois. Ce serait anormal de vivre les Fêtes dans la joie», révèle Martin Provencher, le père de Cédrika.

Plus de 140 jours se sont écoulés depuis ce triste événement et la vie des proches de la fillette a littéralement pris un tout autre tournant. Pour sa part, Martin Provencher axe tous ses efforts dans la recherche de sa fille. «Les gens sont généreux et des entrepreneurs de partout nous supportent dans nos démarches», confie-t-il.

Malgré ce support, le jeune père de famille est conscient qu'il doit reprendre petit à petit sa vie d'avant, même s'il sait qu'elle ne sera plus jamais la même. «Il faut que je reprenne un rythme un peu plus normal. Dans les premiers mois, je n'allais pas coucher chez moi et là, je commence graduellement à réintégrer la maison. Ce n'est pas toujours évident, car il y a inévitablement quelque chose qui traîne qui me rappelle Cédrika. De plus, d'ici quelque temps, je vais reprendre mon emploi d'expert en sinistre. Toutefois, à chaque jour, je vais consacrer des énergies à la recherche de ma fille. C'est la vie au grand complet qu'il faut que tu te refasses. Au début, tu réussis à tenir, mais tu finis par craquer et les émotions sortent», exprime Martin Provencher.
Le support du public
Selon M. Provencher, le mouvement de solidarité dans les recherches de Cédrika ne sombrera jamais complètement dans l'oubli. Depuis le tragique événement, un local a été prêté à la famille pour qu'elle puisse s'en servir comme quartier général. De plus, sept personnes sont mobilisées à temps plein pour rechercher la fillette. «Nous avons crié haut et fort et nous avons obtenu des informations. Aujourd'hui, Cédrika est une image mentale pour toute la population. Présentement on nous voit un peu moins et c'est normal. Nous sommes plus discrets et agissons différemment», témoigne-t-il.
À l'approche de Noël le support de la population envers la famille a été indéniable. De nombreuses cartes de voeux sont parvenues au quartier général des recherches et démontrent le soutien toujours présent du public.
La poursuite des recherches
«Les gens qui désirent nous aider peuvent le faire en demeurant alertes, mais sans déranger leur quotidien. Des crimes parfaits il n'y en a pas énormément alors, il y a nécessairement un indice qui va ressurgir un moment donné. Je vais traquer le ravisseur jusqu'à la fin de mes jours s'il le faut», conclut Martin Provencher.

* (Collaboration spéciale Martin Sylvestre, L'Hebdo Journal)

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