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Accommodements politiques raisonnables

Article mis en ligne le 1 janvier 2008 à 7:30
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Accommodements politiques raisonnables
Politiquement, les Québécois ont imité les Canadiens au cours de l’année qui se termine en élisant un gouvernement minoritaire à Québec. Après Stephen Harper, le bleu réformiste d’Ottawa, Jean Charest, le bleu libéral de Québec, a dû composer avec une opposition pouvant le défaire rapidement.
Heureusement, les libéraux et les péquistes ont compris que nous n’avions pas le goût de retourner en élection à court terme. Ils en sont donc venus à des accommodements politiques raisonnables démontrant ainsi que ces deux partis avaient la sagesse requise pour l’exercice du pouvoir. Pour sa part, l’Action démocratique a, au contraire, démontré qu’elle n’avait pas atteint la maturité requise pour diriger le Québec.

Après avoir commis trois gaffes majeures, la première en ne participant pas aux discussions budgétaires, la deuxième en voulant renverser le gouvernement sur le dossier des commissions scolaires et la troisième en ne présentant pas de mémoire à la commission Bouchard-Taylor, l’ADQ a finalement constaté, par sa baisse dans les récents sondages, que les Québécois avaient plus de jugement que son chef.

En faisant son bilan de la dernière session, Mario Dumont a également tenté de minimiser les nombreux incidents de parcours qui se sont ajoutés à ces erreurs majeures en les attribuant à l’inexpérience de son équipe. Cela n’est vrai qu’en parti. Forte de 47 députés et devenue l'opposition officielle, l’ADQ dispose des moyens qu’elle réclamait depuis longtemps en termes de budget de recherche et de fonctionnement. De plus, son chef compte plus de seize ans en politique active. Il est donc surprenant de constater que l’ADQ continue de surfer sur l’opinion publique, se contentant de dénoncer quotidiennement les vieux partis.

Séduite par la «parlure» Dumont, la population a vite constaté à l’usage que le plumage était fort différent du ramage. L’ADQ devra donc rapidement se donner un programme qui va au-delà des mots et des formules populaires. Ce programme devra comporter des solutions pertinentes et réalistes plutôt que de simplistes critiques. Les citoyens finissent par se lasser des facéties lorsqu’ils songent à confier leur avenir et celui de leurs enfants à un parti politique.

Mario Dumont fera face à plusieurs défis au cours de la prochaine année. Le premier de ces défis sera de se conformer lui-même à une plus grande rigueur. Il devra aussi nous habituer à une forme de réflexion nous faisant voir en lui quelqu’un capable de nous amener vers un avenir meilleur plutôt qu’un simple gérant d’estrade sans solution réelle. Finalement, il devra recruter des candidats d’envergure qui crédibiliseront le fait que son équipe est apte à diriger le Québec. Cette dernière tâche sera probablement la plus difficile compte tenu qu’aucun des 78 comtés non détenus par l’ADQ ne s’avère acquis à cette formation politique.

À défaut de devenir un parti proposant un ensemble de solutions cohérentes et réalisables ainsi qu’une équipe crédible, il y a fort à parier que, s’il y avait des élections en 2008, les Québécois réduiraient le nombre de députés de l’ADQ. Reste à savoir s’ils éliraient à nouveau un gouvernement minoritaire, afin que se poursuivent les accommodements politiques raisonnables dont ils se sont très bien satisfaits en 2007.

* (Collaboration spéciale Jean-Claude L'Abbé)

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Eric Barnabé

Commentaire mis en ligne le 2 janvier 2008
Depuis 30 ans que le PQ et le PLQ se partagent le pouvoir avec finalement l'aveu de Jean CHarest cet été: le gouvernement à laissé aller les infrastructure dans les 30 dernières années.

Je ne comprend pas votre vision de l'ADQ, à moins que vos lunettes soient rouge ou bleu. Depuis le 26 mars 2007,

Sébastien Proulx s'est montré très compétent à poser des questions au gouvernement Charest,

Eric Caire s'est montré un bon porte-parole en santé,

Claude Roy a fait bouger le gouvernement sur le Mont Orford,

Sylvie Roy a obligé le gouvernement à ouvrir une prison à Gaspé,

Catherine Morissette a mis le ministre Béchard dans sa petite poche d'en arrière en commission parlementaire,

Gilles Taillon a tenu le fort en économie pendant que le gouvernement ne faisait rien sur la crise en forestière et les PCAA de la Caisse de dépôt.

C'est vrai, j'oubliais celui qui fait avancer le plus le programme de l'ADQ: Jean Charest. L'ADQ devrait en faire un membre honorifique.

Eric Barnabé, Québec

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