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Le marché locatif de Québec se resserre

François Cattapan par François Cattapan
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Article mis en ligne le 5 janvier 2008 à 6:05
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Le marché locatif de Québec se resserre
(Source: SCHL)
Le marché locatif de Québec se resserre
À peine avait-il amorcé une détente nécessaire au cours des dernières années, voilà que le marché locatif de la région métropolitaine de Québec se resserre de nouveau, selon les résultats de l’Enquête sur les logements locatifs menée par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). En effet, le taux d’inoccupation est passé de 1,5 % en octobre 2006 à 1,2 % en octobre 2007.
Plus concrètement, 944 logements étaient inoccupés en octobre dernier sur un parc de 77 607 unités situées dans des immeubles d’initiative privée comptant trois logements et plus. De l'avis de Marie-Élaine Denis, analyse de marché au point de service de la SCHL à Québec, le resserrement de l'inoccupation locative dans la capitale est essentiellement attribuable à la solide performance économique régionale, ainsi qu'à son faible taux de chômage et à son immigration soutenue.

«Contrairement aux quatre dernières années, pendant lesquelles la construction de logements locatifs avait dépassé légèrement la demande, la tendance s’est renversée en octobre 2007. Malgré l'addition de plusieurs récents projets immobiliers, le marché demeure serré dans toutes les gammes de loyers, sauf ceux de grand luxe», observe Mme Denis.

L'analyste de marché de Québec hésite à fixer le taux d'équilibre autour de 3 % d'inoccupation comme une règle immuable. «Trop de variantes régionales doivent être considérées.» Cependant, elle convient qu'avec son taux de vacance de logements le plus bas de la province, la région de Québec affiche un certain potentiel de rattrapage. Certains secteurs frôlent même l'absence de disponibilité.

D'après l'enquête de la SCHL, c’est sur la Rive-Sud où le marché s'avère le plus serré. Le taux d’inoccupation tous types de logements confondus atteint 0,2 % et 0,3 % respectivement dans les zones 8 (Charny, Saint-Romuald, Saint-Jean-Chrysostome) et 9 (Lévis, Pintendre, etc.). Sur la Rive-Nord, c'est dans la zone 3 (Québec Les Rivières) où le marché est le plus serré à 0,8 %. À l'inverse, les zones 1 (Basse-Ville) et 5 (Val-Bélair-Loretteville) le taux le plus élevé à 1,7 %.

Le prix des loyers pourrait grimper au-delà du taux d'inflation dans la région de Québec, à la faveur d'un marché plus serré. Actuellement, la SCHL estime le coût mensuel moyen d'un logement de quatre pièces et demie à 641 $. Le même appartement de type bas de gamme se loue 567 $, alors que celui haut de gamme affiche 820 $ par mois.

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