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Et si l’espoir existait vraiment

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Article mis en ligne le 21 décembre 2007 à 9:30
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Et si l’espoir existait vraiment
Dans son discours d’assermentation, le 21 janvier 1961, le jeune président américain John F. Kennedy avait lancé à la foule qui l’acclamait à Washington : «Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays». Les plus vieux s’en rappellent, les plus jeunes en ont sans doute entendu parler, du moins souhaitons-le.

C’est un peu la mise en application de cette observation que des milliers de bénévoles poursuivent aujourd’hui. La période des Fêtes est propice pour leur rendre hommage, quelques jours après la Semaine du bénévolat. En effet, dans le contexte d’une société où les Québécois sont probablement les plus taxés et imposés en Amérique et où l’écart s’accentue entre les pauvres et les riches, l’État ne suffit plus à combler tous les besoins. Sans l’apport volontaire de milliers de citoyens, la vie serait insoutenable pour plusieurs d’entre nous.

À Québec même, c’est plus de 25 000 démunis par mois qui sont secourus par la banque alimentaire de Moisson Québec, laquelle est garnie par des entreprises privées, mais aussi par des centaines de bénévoles. Parmi eux, les gens des médias qui participent année après année à la Guignolée des médias. Il y a aussi nos collègues de Radio-Canada qui organisent la collecte annuelle nommée «Le Noël des enfants». Dans nos quartiers, les Chevaliers de Colomb restent actifs pour distribuer des paniers de provisions aux familles dans le besoin et les pompiers poursuivent leur distribution de jouets aux enfants dont j’ai été un jour bénéficiaire.

C’est aussi l’action bénévole qui soutient des œuvres comme la Maison de Lauberivière, la Maison Revivre ou le Pignon Bleu. Sans eux, les sans-abris souffriraient davantage de leur isolement. Une situation plus attristante encore quand on sait que plusieurs de ceux-ci sont les victimes d’un système de santé qui rejette à la rue plusieurs victimes de maladies mentales. Le bénévolat se fait aussi remarquer dans les milieux de loisirs destinés aux jeunes ou aux aînés. Songeons aux troupes scouts ou guides, aux Patros ou aux centres de loisirs qui accueillent des clubs d’âge d’or. Tous ces organismes reposent sur l’implication de centaines de gens qui contribuent gratuitement en donnant de leur temps au profit de la collectivité.

La communauté d’affaires compte aussi sur l’engagement bénévole de ses membres. Les chambres de commerce regorgent de comités engagés dans le développement régional, la création d’emplois ou l’accueil des immigrants. L’exemple des Tanguay, Maurice et son fils Jacques, qui font fortune en affaires est probant. Ils trouvent le moyen de rendre à la société une partie de leurs succès d’affaires par leur soutien aux enfants malades et handicapés ou par leur implication avec la communauté universitaire au niveau du Rouge et Or, par exemple. En plus de son implication personnelle, la famille Tanguay trouve le moyen d’embarquer ses employés dans cette quête sociétale pour organiser des événements dont profite toute la population et dont les bénéfices retournent aux démunis. Songeons ici au Spectacle aérien ou à la Randonnée Tanguay.

Bien que retraité, le légendaire Yvan Caron est de toutes les œuvres, particulièrement à l’Opération Enfant Soleil qu’il préside toujours. Claude Rousseau de Bell est une autre dynamo du bénévolat à Québec tout comme Lilianne Laverdière de Desjardins qui est toujours présente, notamment lorsqu’il s’agit de défendre les causes féminines comme celles victimes de violence ou livrées à l’itinérance.

Notre démocratie est elle aussi bien servie par le bénévolat. En effet, toutes les formations politiques reposent non pas sur des candidats de prestiges ou des politiciens quelques fois douteux, mais sur une armée de petites gens dévoués. Ils sont le sang de nos libertés. À quelques jours de Noël, il convient de remarquer et saluer tous ceux et celles qui, autour de nous, se dévouent pour notre bien-être collectif. Dans un monde où tout n’est pas toujours rose, ils sont les étoiles qui font espérer la levée du jour. Si l’espoir reste vivant, il doit s’épeler B-É-N-É V-O-L-E.

À tous nos lecteurs, particulièrement à ceux qui pratiquent le bénévolat, un très joyeux Noël!

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