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Pour un débat sur la fluoration de l'eau à Québec

Article mis en ligne le 18 décembre 2007 à 8:50
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Pour un débat sur la fluoration de l'eau à Québec
La question de défluoration de l’eau potable est encore revenue sur le tapis du conseil de Ville suite aux questions des opposants et des partisans de la fluoration de l’eau potable. Jean Cloutier, opposant à la fluoration est venu demander au chef de l’opposition sa position dans le débat sur la fluoration. Jean-Marie Matte, chef de l’opposition a répondu que cette position partisane demeure et a maintenu une fin de non recevoir. Pour lui le débat est clos, c’est au ministre a décréter. Le maire Labeaume a répondu que les citoyens avaient le droit de savoir ce qu’il en est et est prêt à en faire un débat de fond. Le dossier risque de rebondir plus vite que l’on pense.

«Il est minuit moins le quart si on veut faire un débat potable et des consultations intelligentes en associant le public. Je demande au maire de reporter la date du 1er avril 2008, pour la fin du moratoire», a dit Fernand Trudel, partisan de la fluoration de l’eau. Il réagissait ainsi à la question de Jean Cloutier opposant à la fluoration qui a demandé au chef de l’opposition sa position dans le débat et posant cette question au maire Labeaume.

Voilà que le RMQ à la première occasion depuis l’élection a démontré que son ouverture au consensus n’est pas aussi large que ses propos. Les chefs passent mais l’idéologie écolo demeure. Pour l’intention de travailler pour les contribuables on oublie ca, le RMQ a déjà serré les rangs et retombe dans ses ornières partisanes…
La Coalition des citoyens de Québec pour de l’eau potable fluorée

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Fernand Trudel

Commentaire mis en ligne le 10 juin 2008
Jean Cloutier et sa gang d'Action-Fluor se félicitent d'avoir gagné une manche en faisant interdire la fluoration à Québec. Mais ils ont gagné quoi ??? Eviter la consultation qui les aurait ensevelit ???

Depuis 36 ans, l'eau provenant du Lac St-Charles était fluorée et la seule étude sur l'expérience de ses 250,000 usagers à été faite par le DSP qui conclue que la fluoration a diminué 40% de carie sur la population qui en bénéficiait. Or, Québec a neuf réseaux différents hérités de la fusion des 13 villes en 2002. Les huit autres réseaux ne sont pas fluorés. Si nos zigoteaux ne veulent pas du fluor dans leur eau provenant du Lac St-Charles, pourquoi musèlent-ils les usagers des huit autres réseaux qui eux veulent fluorer leur eau.

Actuellement les usines de Beauport et du Lac des Roches à Charlesbourg sont en construction au cout de 60 millions et les usagers de ces deux réseaux veulent être fluorés nonobstant ce qu'en pense messieurs Cloutier l'écolo et Parent le naturopathe.

J'ai déposé une pétition de plus de 1,000 noms demandant qu'on fluore les usines en construction car les signataires sont des usagers exclusifs de ces deux réseaux. Messieurs Cloutier et Parent sont des usagers du réseau alimenté par le Lac St-Charles, pas des usines en construction.

COMPARER DE POMMES AVEC DES ORANGES
Affirmer que les pays européens ont rejeté la fluoration est archifaux. Tous savent que les europé.ens ne v

ET ILS EN REMETTENT
Nos amis mentent aussi quand ils disent que c'est toxique alors qu'on le retrouve à l'état naturel dans les sources souterraines. Ainsi à Québec, le réseau alimenté par le Mont Bélair est toujours fluoré quoique la ville ait décidé. Il en est de même de l'eau embouteillé San Pelegrino qu'on dit naturel...


Récemment un encart des innovations de la région était publié par Le Soleil et en page 11, Omégachem, une entreprise de Lévis ayant 30 scientifiques fabrique des molécules fluorée qui sont introduites dans les médicaments pour les diabétiques par les compagnies Pfizer et Merck Frosst... Si c'était toxique, on ne mettrait pas celà sur le marché. Mais nos écolos et adeptes des médicines douces sont comme des témoin de Jéhovah qui refusent les transfusions sanguines. Tout ce qui n'est pas naturel, il le combattent. Même le fluor qui est pourtant naturel...


Enfin, ils n'hésitent pas à nous inonder d'études américaines mais n'ont jamais produit d'étude sur la fluoration de l'eau de la Ville de Québec pendant 36 ans.Ils ne peuvent contredire la DSP qui produit des résultats positifs. Ils taisent que la Société canadienne du Cancer s'est positionné dans le dossier en faveur de la fluoration. Nos amis veulent que la simplicité volontaire se répercute même dans la santé communautaire. Faudrait peut-être revenir aux sorciers chez les aborigènes qui soignaient avec des plantes et herbages tout comme Gilles Parent, le naturopathe de profession...

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 4 avril 2008
Une dent contre la fluoration de l’eau à Gatineau… mais aussi à Ottawa!

Julie Gagné
Collaboration spéciale
Le Droit

Alors que la Ville de Québec s’apprête à cesser de fluorer son eau à partir du 1er avril, celle de Gatineau songe à fluorer la sienne. Présidée par le conseiller Pierre Philion, la Commission Gatineau, ville en santé examine actuellement le pour et le contre et verra, s’il y a lieu, de recommander au conseil municipal de procéder à des consultations publiques à ce sujet.

Malgré la promotion de cette supposée amélioration de la santé dentaire chez les enfants issus de milieux désavantagés économiquement qui, bien sûr, touche vos cœurs sensibles, il y a bon nombre de raisons qui devraient vous amener, comme citoyen, à avoir une dent contre la fluoration!

La pratique de fluorer l’eau a été introduite en 1945 aux États-Unis, où aujourd’hui 170 millions de personnes boivent de l’eau fluorée. Alors que notre voisin du Sud occupe le premier rang des pays fluorant leur eau potable, de nombreux pays européens sont fiers de ne pas offrir de l’eau fluorée à leurs citoyens. Parmi eux, on retrouve notamment l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, l’Irlande du Nord, la Norvège et la Suède.

Rien de moins que 40 % des Canadiens boivent aujourd’hui de l’eau fluorée. En Ontario, ce taux est de 60 % alors qu’au Québec il est d’environ 8 %. Parmi les villes fluorant leur eau dans la belle province, on retrouve Trois-Rivières, Pointe-Claire et, bien sûr, Québec, qui mettra fin à cette pratique à la fin du mois et où 50 % de l’agglomération actuelle boit de l’eau fluorée depuis 1972.

Fidèle au désir de l’ex-maire Jean Drapeau, qui s’opposait à cette mesure qui constituait, selon lui, une entrave aux libertés individuelles, la Ville de Montréal a choisi de ne pas fluorer son eau de consommation. À l’instar de 110 villes américaines ayant décidé de ne plus fluorer leur eau, la Ville de Laval a abandonné la fluoration il y a environ 15 ans, notamment à cause des doutes en ce qui concerne le dosage du fluor et le rejet d’eaux usées dans l’environnement.

C’est suite à un référendum que la Ville d’Ottawa fluore son eau depuis 1966. Fluorer l’eau a toutefois des coûts. « Le fluorure de sodium est un produit dérivé de l’industrie de la production d’engrais, indique Tammy Rose, gestionnaire de programme de la production d’eau. Compte tenu de la pénurie actuelle, nous avons dû débourser deux fois plus pour s’approvisionner en 2007 par rapport à 2006. Et, pour 2008, le montant a augmenté de 47 %. »

L’état de la recherche

Entreprises dans les 10 années suivant son introduction, les recherches ayant permis de lancer la fluoration « ont été fortement critiquées de par leur méthodologie faible et le choix douteux des communautés étudiées, indique en 2001, le Docteur Paul Connett, de New York, dans son texte 50 Reasons to Oppose Fluoridation. En 1950, le service de santé publique américain a approuvé pour la première fois la fluoration. Ce n’est peut-être pas une coïncidence si, cette même année, la Sugar Research Foundation, soutenue par 130 sociétés, a exprimé son but de financer la recherche dentaire afin de découvrir des moyens efficaces de contrôler la décomposition dentaire par des méthodes autres que la prise limitée d’hydrates de carbone (du sucre!). »

Si l’eau constitue, avec l’air, l’élément le plus important pour l’être humain, le fluorure n’est pas, quant à lui, un élément essentiel. « Aucune maladie n’a jamais été liée à une insuffisance de fluorure, poursuit-il. Les humains peuvent avoir des dents parfaitement saines sans fluorure. En effet, selon différentes recherches menées en 1997, 2000 et 2001, dans les communautés du Canada où la fluoration a été discontinuée de même que dans l’ancienne Allemagne de l’Est, à Cuba et en Finlande, l’affaiblissement dentaire n’a pas augmenté mais a réellement diminué. »

« La plus grande étude jamais conduite aux États-Unis sur la fluoration de l’eau démontre, ajoute le Dr. Connett, une amélioration sur moins d’une surface de dent sur 128 dans la bouche d’un enfant. De plus, 13 chercheurs dentaires reconnus, ayant réalisé des recherches de 1976 à l’an 2000, et les Centers for Disease Control and Prevention, reconnaissent désormais que les mécanismes des avantages du fluorure sont principalement topiques et non systémiques. »

« Ainsi, dit-il, vous ne devez pas avaler le fluorure pour protéger les dents. Car, les avantages du fluorure, s’ils existent, sont topiques, et les risques sont systémiques. Seulement 50 % du fluorure que nous ingérons est excrété par les reins, le reste s’accumule dans nos os, notre glande pinéale et d’autres tissus. Une étude récente menée aux États-Unis a démontré l’augmentation des taux d’infertilité chez les femmes vivant dans les secteurs avec 3 ppm de fluorures ou plus dans l’eau. Et, une autre étude, conduite en 1999, arrive à la conclusion d’une association entre l’utilisation de l’acide de fluorosilice dans l’eau fluorée et un niveau plus élevé de plomb dans le sang des enfants. »

« Il semble donc plus raisonnable, rajoute-t-il, pour ceux qui veulent prendre des risques, de livrer le fluorure directement à la dent sous forme de pâte dentifrice. Comme l’ingestion de fluorure est inutile, il n’y a aucune raison de forcer des personnes à boire le fluorure dans leur eau. De plus, des études menées en Inde de même qu’en Arizona ont prouvé que la décomposition dentaire augmente réellement à mesure que la concentration de fluorure dans l’eau augmente. »

De son côté, dans l’article Fluorer l’eau? de la journaliste Anne-Caroline Crespel publié dans l’édition de mai 2006 de Protégez-vous, Pierre-Jean Morin, biochimiste, docteur en médecine expérimentale et coauteur de La fluoration : Autopsie d’une erreur scientifique (Éditions Henri Berger, 2006), soutient que « non seulement la fluoration de l’eau ne produit pas l’effet escompté sur la carie dentaire, mais elle comporte de réels dangers tant pour la santé que pour l’environnement. »

« Parmi les effets sur la santé, précise-t-il, il y a la fluorose dentaire, un signe d’intoxication aux fluorures, et également d’autres effets secondaires liés à une exposition chronique aux fluorures pouvant apparaître chez l’humain. Parmi ces derniers, citons les affections dans la structure des os et des articulations, les troubles du métabolisme, l’augmentation des maladies congénitales et l’incidence sur le développement du cancer. »

« Le fluor n’étant pas métabolisé ne s’élimine pas, termine M. Morin. Des études ont montré que les truites et les grenouilles ne survivaient pas dans une eau fluorée et que la pollution aux fluorures était toxique, même à faible dose, pour la plupart des insectes. Par ailleurs, une fois ajoutés dans l’eau potable, ils s’accumulent et polluent les cours d’eau. De plus, l’acide fluosilicique étant une substance très corrosive, il est possible que de petites quantités de cuivre, de laiton et de plomb de la tuyauterie dans laquelle circule l’eau se dissolvent et se rajoutent à l’eau. »

Autres solutions possibles

Eau Secours! est la coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau. Elle compte comme alliés près de 80 porteurs d’eau célèbres tels que le généticien français Albert Jacquard, le docteur et vulgarisateur scientifique de Colombie-Britannique David T. Suzuki, l’immunologiste québécois Michel Fournier, qui est reconnu internationalement pour ses études sur les effets des contaminants environnementaux sur le système immunitaire, mais aussi sur les François Avard, Dobacaracol, Judi Richards, Gilles Vigneault et bien d’autres.

Selon Martine Ouellet, sa vice-présidente, « l’organisme n’est pas prêt pour l’instant à recommander la fluoration. Nous examinons présentement ce sujet. La consommation résidentielle ne représente, à Montréal, que 20 % de la consommation d’eau totale. Et, au plan de la consommation résidentielle, moins de 1 % de l’eau destinée à la résidence est bue ou utilisée pour l’alimentation. L’eau sert à 30 % pour la toilette, à 30 % pour l’arrosage et la piscine, à 20 % pour le lavage des vêtements et de la vaisselle et à 19 % pour les bains et douches. Est-ce que cela vaut la peine de rajouter un autre produit chimique pour un très petit pourcentage d’utilisation? »

« Il faut également tenir aussi compte, mentionne-t-elle, de tous ceux qui se brossent les dents et pour qui cet ajout n’est pas nécessaire de même que de tous les impacts de la fluoration sur la faune et la flore. Bref, nous sommes loin d’être certains que c’est la bonne solution pour régler le problème dentaire de la population à risques. Ceux qui vendent le fluor sont assurément ceux qui ont le plus à gagner. » Et, que dire de la rumeur relative à l’intérêt dans ce dossier des producteurs d’aluminium, qui sont les principales sources de rejet de fluor dans l’environnement?

Compte tenu du contexte actuel où l’environnement est devenu la priorité numéro un et où les adultes sont à la recherche d’un milieu de vie le plus sain possible, la Ville de Gatineau, qui songe à fluorer son eau, tout comme celle d’Ottawa, qui pourrait, après plus de 40 ans, réévaluer cette situation stagnante, devraient d’abord et avant tout protéger l’ensemble de leurs citoyens contre un mal inutile. Elles auraient avantage à baser leur décision sur les résultats des nombreuses recherches indépendantes - et non financées par l’industrie - menées sur les effets de la fluoration de l’eau et, surtout, ne pas céder aux pressions politiques d’entreprises ou d’organismes de santé publique disant agir pour le bien des enfants issus d’un milieu désavantagé économiquement. En cas de doute, le principe de précaution devrait s’appliquer.

Au lieu de dépenser des centaines de milliers de dollars sur une base annuelle pour fluorer l’eau, les municipalités devraient peut-être tenter de sensibiliser les services de garde des écoles de leur territoire qui interdisent le brossage des dents à l’heure du lunch et, pourquoi pas, offrir des brosses à dents et des tubes de pâte dentifrice aux familles dans le besoin! Voici un dossier qui permettra de constater si les maires de Gatineau et d’Ottawa sont – ou non – des maires « verts »!

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 2 avril 2008
Par Gilles Parent, ND.A., Co-auteur de « La fluoration: autopsie d'une erreur scientifique »


Pour un débat scientifique et factuel sur la fluoration

Monsieur Fernand Trudel,

Il faut vous donner raison, Monsieur Trudel, le débat de la fluoration dérape souvent hors des chemins de la science et les jeunes bénévoles des groupes écologiques, aussi bien intentionnés qu'ils peuvent l'être, n’ont pas toutes les connaissances nécessaires, mais je tenterai de voir aussi à leur éducation. Je voudrais aussi souligner votre grand souci pour la santé dentaire des enfants de Québec, cela vous honore, j'en suis avec vous et je suis certain que vous avez un souci tout aussi semblable à vous appuyer sur une science bien factuelle pour défendre votre croyance de la fluoration.

Comme vous n'êtes pas un scientifique, on ne peut vous reprocher les quelques inexactitudes dans votre missive adressée à M. Jean Pearson, datée du 30 mars dernier. Alors sans vouloir vous offenser, j'ai noté quelques erreurs dans votre propos. Je vous offre toute ma collaboration pour que dans le futur vous évitiez ces pièges. La controverse scientifique est fort utile pour faire avancer la recherche lorsque le débat est honnête, et vous avez bien raison là-dessus. Permettez moi, et je le ferai avec toute la délicatesse que vous méritez, de les corriger.

Premièrement, la concentration maximale de fluorure permise dans l'eau naturellement fluorée au Canada et au Québec est de 1,5 ppm et elle est de 4,0 ppm aux États-Unis. Toutefois cette norme n'a rien à faire avec le débat de la fluoration artificielle de l'eau. Dans la fluoration artificielle, le taux optimal de fluorure utilisé aux États-Unis est de 0,8 dans le sud (exemple Californie) et de 1,0 ppm dans les états du Nord (New York). Alors la différence est relativement minime entre les deux pays, soit 0,1 à 0,3 entre le Québec et réciproquement pour les états du sud ou du nord des État-Unis. Si quelqu'un vous a induit en erreur sur ce point important, ce n'était pas éthique de sa part.

Deuxièmement, ce ne sont pas les écologistes, ni même les éco-terroristes qui ont poussé le Gouvernement de l'Ontario et le Gouvernement du Québec à réduire les taux à 0,6 et à 0,7 ppm respectivement mais l'observation par les autorité de la santé qui ont observé une incidence trop élevée et trop grave de la fluorose dentaire. Les taux étaient tellement élevés à Toronto que certaines cliniques dentaires se sont spécialisées dans les traitements, très dispendieux d'ailleurs, de la fluorose dentaire. Il a fallu réduire les taux de près de 50 % parce que les autorités de la santé avaient sous-estimé l'apport total des fluorures provenant de l'eau, des aliments et des dentifrices. Si plusieurs éco-terroristes n'ont pas su que le Gouvernement avait réduit la concentration, c'est que le Gouvernement a évité de l'ébruiter, en l'incorporant ce rajustement dans une loi fourre-tout qui a passé inaperçue, de peur que les opposants lui soulignent qu'il s'était trompé pendant 30 ans en recommandant une concentration excessive et nuisible pour la santé dentaire. En 1975, les experts du Ministère de la santé avaient pourtant affirmé que seul une concentration de 1,2 ppm pouvait être efficace et qu'à cette concentration il était virtuellement impossible d'observer des cas de fluorose dentaire. (Voir les procès verbaux de la commission parlementaire sur la loi 88). Je cherche depuis, intensément mais sans succès, les études scientifique qui démontrent l'efficacité des fluorures à réduire la carie dentaire, en climat froid, à cette concentration.

Il y a deux revues de la littérature scientifique fondamentalement importantes que je vous inviterais franchement à lire «Systematic review of water fluoridation». McDonagh MS, Whiting PF, Wilson PM, Sutton AJ, Chesnutt, Cooper, J, Misso, K, Bradley M, Treasure E, Kleijnen J BMJ, Oct 7;321(7265), 2000, p. 855-859 (The York Review) et le rapport Fluoride in drinking Water, du National Research Council, 2006. La lecture de notre livre « La fluoration : autopsie d'une erreur scientifique » novembre 2005, vous apporterait une lumière nouvelle et dans le cas où ce livre ne changerait pas votre vision de la fluoration, au moins sa lecture vous donnerait des armes pour critiquer les opposants, en connaissance de cause. (Connaître son ennemi est le nerf de la guerre d'après ce qui est dit.) Vous aurez beaucoup de difficultés d'y trouver des recherches antérieures à 1985, à part les rappels historiques.

Sur l'inefficacité des fluorures à réduire la carie dentaire vous pourrez jeter un coup d'oeil en passant sur l'étude de Hong, I., Levy, S. M., Warren, J.et B. Broffitt. « Dental caries and fluorosis in relation to water fluoride levels » AADR 35th Annual Meeting in Orlando: Abstract # 0153, avril, 2005http://snipurl.com/n8hg, celle de Pizzo et al. (2007) ou celle encore plus près de nous, l'Ontario, du Dr David Locker, DDS, 1999. Si les fluorures ne réduisent, suivant l'organisation mondiale de la santé, la carie dentaire que de 15 %, ou de 0,9 % suivant Hong et al, alors comment pourrait-elle permettre de réduire les inégalités sociales? Je veux bien, mais la logique scientifique, elle, résiste.

Troisièmement, j'aimerais bien que vous me nommiez quels sont les opposants à la fluoration qui sont assez stupides pour utiliser des études antérieures à 1970 comme arguments, pour qu'avec vous, nous le faisions taire. Je veille activement à apporter aux opposants et à l'opposition de la ville les études les plus sérieuses et les plus récentes. Je suis prêt à vous les partager.

Quatrièmement, j'aimerais beaucoup, pour compléter les connaissances des experts de l'Université York et ceux du National Research Council (deux des membres du panel sont de mes bonnes connaissances dont le Dr Hardy Limeback, DDS, doyen du Département de dentisterie préventive de l'Université de Toronto, qui est, par hasard l'auteur de la préface de notre livre) et surtout mes propres connaissances que vous nous fournissiez la liste (simplement une liste) des 27 000 études scientifiques qui d'après la Direction de la santé publique du Québec supporteraient la fluoration de l'eau. Il y a trois ans que j'en ai faite la demande à la Direction de la santé publique et j'attends encore. Je vous en serez gré de m'en faire part. Vous serez peut-être plus chanceux que moi mais le Dr Christopher Clark, DDS, doyen du Département de dentisterie de l'Université de Colombie Britannique et expert pour la fluoration m'a fait comprendre de ne pas les attendre. La réponse se trouve, d'après le DR Clark, dans la revue »York»... J'ai une copie de la cette révision récente au cas où le Dr Poirier, de la Direction de la santé publique aurait égaré la sienne.

On vous considère comme un conseiller très sympathique et honnête, je vous sais très occupé alors je ne vous garde pas plus longtemps. Je pourrais vous être très utile, ne fusse que pour remettre les pendules à l'heure et vous éviter de faire des affirmations sans fondement que les éco-terroristes pourraient vous reprocher. J'attends donc avec impatience vos commentaires et je vous prie d'accepter mes salutations les plus distinguées,

Gilles Parent, ND.A.
Co-auteur de « La fluoration: autopsie d'une erreur scientifique »

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 1er avril 2008
La Santé publique devrait mettre un peu de science dans le débat sur la fluoration

le 31 mars 2008
par Gilles Parent

Réponse publique au Dr Poirier (18-03-08 ), mise à l’attention des lecteurs de CentPapiers par Gilles Parent ND.A. en collaboration avec L’Autre Monde et Les Nouvelles Internationales.

Si le Dr Alain Poirier, directeur national de santé publique, possédait une réelle compétence dans le dossier de la fluoration, il pourrait sûrement nous expliquer pourquoi la Direction de la santé publique de Montréal est incapable de fournir la liste des 27 000 études scientifiques qui, selon son site web, supporteraient la fluoration ? Le Dr Christopher Clark, DDS, doyen de la faculté de dentisterie de l’Université de Colombie Britannique et expert, s’est étonné d’une affirmation aussi exagérée sur le nombre d’études.

Si le Dr Poirier avait lu la plus complète revue effectuée sur la fluoration, celle des Drs McDonagh et al, de l’Université York, il aurait su qu’il n’y avait, en 2000, que 3 246 études effectuées dans le monde. Pire, des 3 246 études, seulement 214 études, pour et contre, étaient de qualité suffisante pour être retenues.

Si le Dr Poirier avait aussi lu la revue du Conseil National de la Recherche des États-Unis (2006), il aurait réalisé que ce rapport soulève de sérieuses interrogations sur de nombreux effets toxiques de la fluoration sur la santé humaine.

Le Dr Poirier pourrait-il nous expliquer : • Comment la Santé publique peut arriver à une réduction du double de la carie dentaire, soit de 20 à 50 % par la fluoration, alors que la revue de McDonagh doute même d’une réduction de 15 %, que l’Organisation mondiale de la santé n’y attribue qu’une maigre 15 % et que les Centers for Disease Control ne parlent que 18 % ?

• Pourquoi les études de Spencer et al. (1996), de Liefde (1998 ), de Locker et al.(1999), de Pizzo et al. (2007), de Hong, Levy et al. (2005), eux, ne trouvent pas de différence significative dans le taux de carie dentaire entre les villes fluorées ou pas ?

• Pourquoi ne trouve-t-on pas de corrélation entre les taux de la carie dentaire et les pourcentages d’exposition de la population à la fluoration dans les différents états des États-Unis ?

• Comment la fluoration pourrait-elle devenir efficace dans les populations défavorisées alors qu’elle ne démontre pas ou peu d’efficacité ?

• Pourquoi Santé Canada n’a pas réussi à démontrer que le fluorure est un élément nutritif essentiel ?

• Pourquoi l’Association dentaire canadienne, l’American dental Association, les Centers for Disease Control, ainsi que le Comité de nutrition de la Société canadienne de pédiatrie, (Paedriatrics & Child Health, 2002), affirment que l’action des fluorures n’est que topique alors que vous prétendez à une action systémique ? Faites-vous partie des 75 % des professionnels de la santé qui ignorent encore ce fait scientifique (Yoder et al., 2007) ?

• Pourquoi les taux inquiétants de fluorose dentaire de 20 à 50 % (CDC, 32 % aux USA) sont gardés cachés ?

• Comment se fait-il que la Santé publique n’a pas encore averti publiquement les parents de jeunes bébés du Québec de ne plus préparer le lait maternisé avec de l’eau fluorée, en raison d’un risque trop élevé de fluorose dentaire ?

• Pourquoi le fait que le fluosilicate de sodium n’est pas homologué comme produit pharmaceutique ou comme additif alimentaire par Santé Canada n’est pas connu ?

• Pourquoi la U.S National Sanitation Foundation n’assure pas la responsabilité de son innocuité ou de son efficacité ?

Nous avons rencontré les conseillers de la ville de Québec et ils ont réalisé que la fluoration ne répond tout simplement pas aux exigences de la science.

Gilles Parent, ND.A. Coauteur de « La fluoration : autopsie d’une erreur scientifique » 1505 rue Decelles, bureau 2 St-Laurent, H4L 2E1
http://www.centpapiers.com/La-Sante-publique-devrait-mettre,3441

La fluoration: autopsie d'une erreur scientifique
http://www.editionsberger.com/fr/products.php?prd=763031394&cat=624038294
http://www.lelibraire.org/lq2/livre.asp?id=bwobfbwbwbwug&/la-fluoration-autopsie-d-une-erreur-scientifique/pierre-jean-et-al-morin

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 31 mars 2008
http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/March2008/31/c8577.html

A l'attention du directeur de l'information:
Coup de force anti-démocratique à Gatineau

La Ville refuse de dévoiler le nom des spécialistes qui la conseillent quant à la fluoration de l'eau et cela pour les 15 prochaines années!

MONTREAL, le 31 mars /CNW Telbec/ - La Coalition québécoise pour une gestion responsable de l'eau - Eau Secours! s'indigne de l'attitude cavalière de la ville de Gatineau qui refuse de répondre à la demande d'accès à l'information déposée par la Coalition. Le 1er avril prochain, la Ville tiendra une rencontre à laquelle seront exclus les points de vue autres que celui du comité Villes et villages en santé. Cette dernière a d'ailleurs refusé à la Coalition Eau Secours! la demande d'être entendue.

Le 26 février 2008, Pierre Philion, conseiller municipal et responsable du dossier, déclare dans les médias : "Tous les experts qui ont défilé devant la commission sont en faveur de la fluoration". N'ayant pas été invité à défiler, Eau Secours! a demandé de faire entendre Monsieur Gilles Parent ND,A, un des spécialistes de la question. N'ayant toujours pas d'invitation, la Coalition a quand même demandé la liste des spécialistes invités.

La Ville a répondu par lettre à Eau Secours! en des termes dignes de la plus belle langue de bois : "...les informations demandées constituent des mémoires de délibérations d'un conseil d'administration ou de l'un de ses membres et ne peuvent être communiquées jusqu'à l'expiration d'un délai de quinze ans de leur date".

Les membres d'Eau Secours!, plus particulièrement ceux de Gatineau s'inquiètent du manque de transparence de leurs dirigeants et sont en droit de se questionner sur la motivation qui les incite à cacher les noms des promoteurs à la fluoration de l'eau. Si l'intérêt est vraiment d'assurer la santé de la population, pourquoi refuser d'entendre ceux qui se préoccupent des effets pervers de la fluoration? N'y a-t-il pas prudence élémentaire d'examiner toutes les facettes de la question?

Bien qu'elle ne soit pas encore prête à approuver ou proscrire la fluoration de l'eau, la Coalition Eau Secours! défend le fait que les décisions dans ce dossier de santé publique doivent être traitées provincialement.

Advenant que la fluoration soit un bienfait pour la santé publique, pourquoi traiter le dossier localement et en priver l'ensemble de la population du Québec?

Eau Secours! la Coalition pour une gestion responsable de l'eau demande donc, publiquement, que la ville de Gatineau réfère le dossier au niveau provincial. Les rejets de fluor, non utilisé que l'on rejette dans les eaux usées d'une ville, arrivent dans l'eau de tous les Québécois et Québécoise.

Renseignements: Un numéro de téléphone réservé aux médias: Caroline
Perron, (514) 568-0777

Daniel Bédard

Commentaire mis en ligne le 29 mars 2008
L'arrêt de la fluoration : une décision éclairée


À la suite du vote municipal du 18 mars, la fluoration de l'eau à Québec doit cesser le 1er avril. Dorénavant, seulement 3% de la population du Québec boira de l'eau fluorée (6% avant le vote).

Cette décision fait grincer des dents, on crie même à l’« écoterrorisme ». Il importe de remettre les choses en perspective.

Plusieurs réclament une consultation populaire, cependant personne n’a été consulté lorsque la fluoration a commencé à Québec en 1972.

Selon les critiques, la décision du RMQ serait anti-démocratique, incompréhensible. Pourtant, cela n’a pas été décidé sur un coup de tête. Dès 2004, la Ville de Québec tenait une table de consultation à laquelle les pro et les anti étaient invités à débattre. Les pro fluoration n’ont pas réussi à convaincre les représentants municipaux. Le chimiste en chef de la Ville, qui penchait pourtant en faveur de la fluoration, n’a pas été convaincu et son rapport recommandait la fin de la fluoration, en attendant plus d’études. Ses recommandations n’ont toutefois jamais été appliquées.

En 2007, les élus votent pour mettre fin à la fluoration dès avril 2008, à moins que le ministère de la santé, si convaincu des bienfaits de la fluoration, ne l’impose à toute la province.

Le RMQ a pris le temps de s'informer, de soupeser la question et a eu le courage de dire non, en raison de la controverse. Il faut savoir que : 1) Montréal, Vancouver et 98% de l’Europe ont rejeté la fluoration et contrairement à ce qu’affirme la direction de la santé publique (DSP), l’Allemagne et Suède l’ont interdit ! 2) la DSP affirme que la fluoration réduit la carie de jusqu’à 60%. L’OMS dit 15%, le CDC dit 20% et le rapport ontarien Locker (1999) dit 0%. Qui a raison ? 3) Les données de l’OMS montrent que la carie a diminué pareillement dans tous les pays industrialisés, fluorés ou non. Une autre étude de l’association dentaire canadienne montre que la Colombie-britannique, la province la moins fluorée, affiche le plus faible taux de carie au pays. 4) Le rapport du Conseil national de recherche (NRC, 2006), l’autorité scientifique suprême aux Etats-Unis, établit de nombreux liens entre fluoration et divers troubles de santé. D’autre part, selon l’expert de la DSP, le Dr Levy, les risques pour la santé « concernent plutôt les très jeunes enfants de trois ans et moins, qui peuvent développer de la fluorose. Ce sont des taches blanches qui apparaissent sur les dents, par exemple lorsque ces enfants avalent du dentifrice » Or, le ministre Couillard affirme qu'« il n'est pas exact de dire qu'il existe des risques associés ». Qui a tort, qui a raison?

Faisant fi du principe de précaution et même si cette pratique soulève des questions éthiques et contrevient à la Charte des droits et libertés, la DSP fait pression sur les villes pour fluorer 50% de la province d’ici cinq ans. D’autres défendent le droit à une eau saine pour tous.


Pour en savoir plus:
Action Fluor Québec
htp://www.qvq.ca/afq

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