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Surplus budgétaires fédéraux de 69 G$, beaucoup d'argent dont il faut parler

Article mis en ligne le 16 décembre 2007 à 15:30
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Surplus budgétaires fédéraux de 69 G$, beaucoup d'argent dont il faut parler
Au fil des ans, le gouvernement fédéral a systématiquement sous-estimé sa marge de manœuvre financière. Les prochaines années ne seront pas différentes. Les conservateurs de Stephen Harper ont annoncé des surplus de 3,3 milliards $ lors de leur budget de mars 2007, alors que nous nous dirigeons en vérité vers des surplus de l’ordre de 11,6 milliards $ pour l’année 2007-2008. La marge de manœuvre minimale d’Ottawa pour les 5 années suivantes sera de 69 milliards $.

Ottawa nage tellement dans les surplus qu’il ne pense pas à faire son propre ménage. Ainsi, d’après de récentes mises à jour d’études du Bloc Québécois, les dépenses bureaucratiques du gouvernement fédéral ont augmenté de 74,3 % entre 1997-1998 et 2006-2007, pendant que celles du gouvernement québécois n’augmentaient que de 49,2 %. C’est pourquoi nous proposons un plan de réduction des dépenses qui permettrait des économies de plus de 32 milliards $ sur cinq ans et ce, sans couper un seul programme ni transfert. De plus, nous proposons des mesures fiscales et budgétaires qui permettraient de gonfler les revenus fédéraux de près de 10 milliards $ au cours de la même période. Ainsi, la marge de manœuvre d’Ottawa serait de 111 milliards $ de 2008 à 2013.

Comme les libéraux avant eux, les conservateurs dissimulent les véritables surplus pour mieux les affecter selon leur bon vouloir, en fonction de leurs priorités et sans égard à celles du Québec. Or, il s’agit de notre argent et un débat doit avoir lieu sur la meilleure façon de le réinvestir. C’est pourquoi le Bloc Québécois a entrepris une tournée de consultations prébudgétaires afin de rencontrer les intervenants socio-économiques, politiques, communautaires et culturels dont ceux de la région de la Capitale-Nationale.

À cet égard, le Bloc Québécois propose quelques pistes de réflexion: poursuivre la lutte à l’élimination du déséquilibre fiscal, intensifier la lutte à la pauvreté, venir en aide aux entreprises avec des initiatives leur permettant de demeurer concurrentielles et poursuivre la lutte aux changements climatiques.

Dans la région de Québec, beaucoup de projets structurants pour notre économie pourraient être financés par le gouvernement fédéral: train rapide dans le corridor Québec-Montréal, Centre d’exploration en science et technologie, agrandissement du PEPS de l’Université Laval, etc. D’où l’importance pour les acteurs de la région de faire connaître leurs positions sur la meilleure façon de disposer de ces importants surplus. La pratique du «tout-à-la-dette» pénalise la région de Québec et cette notion doit être absente du prochain budget.
Christiane Gagnon, députée de Québec et porte-parole du Bloc Québécois pour les dossiers de la région de Québec, et Paul Crête, député de Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup et porte-parole du Bloc Québécois en matière de Finances

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Eric Barnabé

Commentaire mis en ligne le 17 décembre 2007
Premièrement, j'en ai marre des politiciens, tous partis confondus, qui nous annoncent des investissements ou des marges de manoueuvre sur 5 ans simplement pour pouvoir placer un chiffre plus gros dans leurs annonces.

deuxièmement, Jean Charest et Pauline Marois devraient suivre le cour Budget 101 de Stephen Harper sur la conception d'un budget. Bah, vous allez me dire que les fédéral n'a eu qu'à pelleter de déficit dans la cour des provinces. Ne le dites pas aux municiplaités du Québec. Avez-vous remarqué que nous nous plaignons du déneigement et des serevices municipaux seulement depuis les fusions municipales ?

Troisièmement, le surplus du fédéral ne provient pas de Stephen Harper, mais de Paul Martin, le ministre des finances. C'est plutôt lui qui a fait le virage financier d'aujourd'hui. Rappelez-vous le brouhaha autour de l'assurance-chômage qui est devenu l'assurance-emploi et qui rapporte des milliards à chaque années au gouvernement fédéral. Soyez plutôt heureux que Stephen Harper ne fasse pas comme les libéraux et qu'il dépense tous ces surplus en cadeau au lieu de payuer une partie de la dette. C'est des intérêts que nous n'aurtons plus jamais à payer, surtout lorsque l'économie tournera au ralenti et que les taux d'intérêts seront haut. A la prochaine crise économique, le fédéral aura une marge de manoeuvre qui lui permettra d'investir afin de créer des emplois au Canada. Ça me fait mal de faire l'éloge de Paul Martin, mais "que voulez-vous".

Oui, le budeget du Québec a augmenté moins vite que le fédéral. Mais puisque 80% des dépenses du Québec sont composés de dépenses fixes, 50% du budget allant en salaire. Puisqu'il n'y a pas de baisse du nombre de fonbctionnaires, une augmentation moindre signifie moins de services à la population. Malgré tout, le montant de la dette du Québec augmente malgré un déficit zéro.

Actuellement, au Québec, nous n'avons aucune marge de manoeuvre pour les infrastructures et tout les problèmes passager qui pourrait se régler en donnant des contrats gouvernementaux pour maintenir des industries à flot en attendant que le marché ne remonte est égal à -130 milliards $.

A voir l'état des infrastructures du Québec: immeubles, écoles, hôpitaux, ponts et viaducs, etc..., il est évident que les gouvernements des 30 dernières années n'ont fait que ce qui paraissait. Les hôpitaux tombent en ruines, mais les écrans plats pour ordinateurs sont omniprésent.

Si je comprend bien, vous me confirmez que les québécois ne doivent pas comptés sur le PQ ni sur le PLQ pour reprendre les finances du Québec en main. J'ai voté ADQ en 2003 et 2007 et vous me confirmez que j'avais raison.

Eric Barnabé
Adéquiste parce que je n'ai plus les moyens des autres partis politique.

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