Que le vrai Daniel Dupuis se lève...
M. Daniel Dupuis présente sa candidature à une élection partielle à L'Ancienne-Lorette. Pour bien connaître l'individu, faisons un peu d'histoire. Retournons d'abord en 2001 où la Ville de L'Ancienne-Lorette a été fusionnée malgré elle à Québec. On doit choisir un candidat pour représenter le secteur.
L'état de santé du maire Émile Loranger ne lui permet pas de briguer les suffrages. Il faut donc trouver quelqu'un d'autre. Aucun conseiller municipal n'a d'intérêt. C'est alors que Daniel Dupuis saute sur l'occasion et le maire accepte de l'épauler. Il faut savoir que Daniel Dupuis n'est pas très connu, même dans son patelin. Il cherche alors des supporteurs, qu'il ne trouve pas, même auprès de la garde rapprochée de l'équipe Loranger, qui ne veut vraiment pas l'aider. On saura pourquoi plus tard.
Le maire me demande alors de lui donner un coup de main. J'accepte avec un peu de réticence, vu mon inexpérience du domaine et ma méconnaissance de l'individu. J'apprends quelques jours plus tard, en pleine séance stratégique de l'Action Civique, que Dupuis m'a nommé directeur de sa campagne, sans même me prévenir. Il me promet cinquante bénévoles, alors qu'il n'en a que trois, incluant sa conjointe. Mais la campagne avance, et à plusieurs reprises, il sent la soupe chaude. Il s'adresse régulièrement à Émile Loranger, qui fait des pieds et des mains pour lui trouver du monde. Le Parti libéral vient aussi à sa rescousse. Il est élu.
Après cette expérience fort désagréable, je me suis promis de ne plus jamais travailler pour lui. Il est tout à l'opposé d'Émile Loranger : il dessine des plans, mais ça reste de la théorie; il ne fait confiance à personne, même ses plus proches collaborateurs; il change d'orientation comme de chemise; il s'attribue des réussites qui ne sont pas les siennes; il est incapable d'apprécier les efforts et oublie de remercier; il se permet même de déprécier ses bénévoles.
Et maintenant, il veut mettre la pagaille dans le conseil municipal de L'Ancienne-Lorette.
Non, merci, M. Dupuis. Faites donc autre chose pour occuper votre retraite.
Raymond Baribeau, L’Ancienne-Lorette