Le président de l'arrondissement de La Haute-Saint-Charles, Steeve Verret, espère que la collaboration sera meilleure avec Régis Labeaume qu'avec sa prédécesseure.
Surpris par la tournure des événements
L'élection de Régis Labeaume à la mairie de Québec a suscité des réactions partagées dans l'arrondissement de La Haute-Saint-Charles.
Pour l'un, Steeve Verret, président de l'arrondissement et conseiller du Renouveau municipal de Québec dans le district Saint-Émile, avoue sa surprise. «Nous ne nous attendions pas à un tel revirement de situation.»
Il faut dire que la candidate de son parti, Ann Bourget, menait encore dans les sondages à une semaine de l'élection. «Sur le terrain, la réponse des citoyens était d'ailleurs très bonne, affirme-t-il. Les gens allaient naturellement vers elle, ce qui n'est pas le cas avec tous les politiciens. C'est surprenant.»
M. Verret espère toutefois que la collaboration avec le nouveau maire sera plus aisée qu'avec Andrée Boucher. «S'il y davantage d'ouverture, ça devrait bien aller. Mais, M. Labeaume devra s'ajuster rapidement parce que le privé et la fonction publique sont deux choses très différentes, j'en sais quelque chose.»
De son côté, Raymond Dion, conseiller indépendant du district Loretteville, voit dans l'ampleur de la victoire de M. Labeaume un message clair des citoyens. «Les gens sont prêts et veulent des résultats concrets. Ça donne beaucoup de latitude au nouveau maire pour relever les enjeux à venir.»
M. Dion est évidemment très heureux de la tournure des événements, lui qui avait donné son appui à Régis Labeaume. «C'est quelqu'un de très rassembleur, affirme-t-il. Il l'a prouvé partout où il est passé. C'est également un homme d'action, ce qui va faire sa force. D'ailleurs, nous avons déjà eu une première réunion de travail dès 9h lundi matin.»
Bien qu'il désire continuer à travailler avec le nouveau maire, le conseiller de Loretteville affirme conserver toute sa marge de manoeuvre. «Nous n'avons pas créé un nouveau parti. Nous avons unifié nos forces vers un objectif commun, ce qui n'entache pas du tout ma liberté de penser et d'agir dans le meilleur intérêt des citoyens.»