Une promotion pour Marie-Hélène Cayer à Beijing
Marie-Hélène Cayer, cette Québécoise qui travaille depuis le 12 août dernier au Comité organisateur des Jeux olympiques (COJO) de Beijing en Chine, vient d'être promue à titre de coordonnatrice de l'équipe française de l'ONS (Olympic News Service). Cette nouvelle affectation fait en sorte qu'elle aura la responsabilité de la planification du travail des 40 traducteurs qui seront engagés sous peu.
«Depuis mon arrivée en Chine, j'avais fait mention à plusieurs reprises que ma force était en organisation plutôt qu'en traduction, relate Marie-Hélène Cayer. Je parlais mais je n'avais jamais reçu d'offre en ce sens. Il y a deux semaines, lors d'une réunion de tous les membres du département des relations internationale, la patronne de l'ONS a annoncé que je serais dorénavant la coordonnatrice de l'équipe française. Ce fut toute une surprise car personne ne m'en avait soufflé mot.»
Dans sa nouvelle fonction, la Québécoise aura donc à planifier la formation, les travaux de traduction jusqu'aux Jeux olympiques de même que la gestion des traductions pendant la durée des Jeux de Beijing prévus du 8 au 24 août 2008.
«Je n'en revenais pas quand j'ai appris cette nouvelle. Je me suis même dit qu'ils étaient cinglés de me confier pareille responsabilité. D'un autre côté, ce sera assurément pour moi une expérience formidable à vivre. Mon souhait a été exaucé, soit d'occuper un poste en coordination dans le département des langues d'un événement sportif planétaire. J'ai par ailleurs bon espoir de relever le défi avec brio«, commente encore Marie-Hélène Cayer.
Cette dernière n'en revient toujours pas de l'omniprésence du smog à Beijing, particulièrement lors des deux dernières semaines.
«C'était tellement opaque lors de cette période qu'il était impossible de voir au 19e étage de la tour olympique l'étage supérieur ou inférieur. Le gouvernement chinois a même construit des canons à ions qu'on projette dans le ciel après une période intense de pollution de manière à faire exploser les nuages. Souvent, le beau temps effectue un retour par la suite. L'effet n'est pas permanent mais les gens sortent par milliers dans la rue pour être à l'extérieur lors de ces journées ou il n'y a pas de smog», poursuit la résidente de Québec.
Depuis son arrivée à Beijing en août dernier, Marie-Hélène Cayer a vécu des expériences des plus intéressantes. Celle qui l'a le plus marquée est certes survenue lors de la Fête nationale de la Chine, un genre de semaine de relâche où les 1,4 milliard de Chinois sont en congé en même temps.
Avec un Québécois qui travaille également au COJO chinois, ils ont attendu plus de deux heures et demie pour dénicher des billets pour des places assises pour la ville de Guilin qui était supposément située à 22 heures de train de Beijing. Le périple durera finalement 28 heures mais le déplacement en valait la peine. La région de Guilin est réputée pour ses collines et ses grosses montagnes à perte de vue.
Visite de rizières à Longcheng et deux journées passées à Yangchuo ont complété cette semaine de vacances obligatoires en Chine.
«Nous avons loué une bicyclette pour 3 $ la journée à Yangchuo. J'y ai alors découvert l'une des plus belles régions que j'ai vue dans le monde à égalité avec le Machu Pichu. Je n'en reviens toujours pas de l'engouement des Chinois pour les Occidentaux. Lors de ces vacances, nous avons dû être pris en photo une bonne vingtaine de fois par des groupes de Chinois. J'aimerais vous dire en terminant de profiter de l'air du Québec qui est de très grande qualité à comparer à ce qu'on respire à Beijing. Sachez que les Québécois sont privilégiés d'avoir un si bon environnement de vie», conclut Marie-Hélène Cayer.
Commentaire mis en ligne le 12 septembre 2008ffffffff