L'entraîneur des receveurs de passe du Rouge et Or de l'Université Laval, Jean-François Boisvert.
Plusieurs éléments font les bons receveurs de passe
Plusieurs éléments sont recherchés chez un receveur de passe par les entraîneurs. Le premier et le plus probant est certes sa capacité de saisir le ballon sans utiliser son corps, ce qu'on appelle dans le langage du football avoir de bonnes mains.
Ce que je recherche particulièrement de mes receveurs est qu'ils attaquent le ballon de manière à l'absorber facilement. Dans ce contexte, les meilleurs utiliseront leur corps pour protéger le point de réception du ballon.
Un bon receveur de passe doit également avoir une bonne vision car il court, se déplace et doit repérer bien souvent le ballon en plein vol. Il est également important pour le joueur de placer son œil fort vers le ballon, du moins tenter de le faire le plus souvent possible. On sait bien que toute personne possède un œil moins fort que l'autre. Depuis le début de la présente saison, je suggère justement aux receveurs des exercices pour améliorer la vision de leur œil faible.
La vitesse est aussi un atout. Le receveur doit être en mesure de feinter, de déjouer les membres de l'unité défensive adverse et d'être agile dans ses déplacements. On ne s'improvise pas d'ailleurs receveur de passe du jour au lendemain. C'est possible mais les éventuels candidats auront certes à traverser une période d'adaptation avant d'exceller à cette position.
Une bonne concentration et une excellente force mentale sont d'autres qualités recherchées chez un receveur. Ce dernier doit être capable de recevoir et d'emmagasiner des informations précises pour assimiler parfaitement ses tracés.
Une erreur de quelques centimètres peut faire avorter le jeu. Souvent, on pense que le quart-arrière a mal lancé le ballon mais il l'a dirigé exactement à l'endroit où il fallait. Mon rôle principal comme entraîneur des receveurs du Rouge et Or de l'Université Laval consiste à leur donner les meilleures indications possibles à mes joueurs sur ce qu'ils sont susceptibles de rencontrer comme opposition chez les membres de l'unité défensive adverse lors de leur match.
Propos recueillis par Denis Fortin