Le premier ministre Harper détient la solution
Le gouvernement fédéral a annoncé récemment que l’année 2007 se solderait par un surplus de 14 milliards de dollars. Il s’agit d’une bonne nouvelle en soi puisque le premier ministre du Canada, M. Stephen Harper, se retrouve avec une marge de manœuvre. Celle-ci devra cependant profiter au plus grand nombre de contribuables possible.
À mon sens, le gouvernement canadien doit saisir cette occasion en investissant dans la rénovation des infrastructures municipales. Il y a d’ailleurs consensus de la part des maires de l’ensemble de villes canadiennes à cet effet.
Déficit d’infrastructures
Le Conference Board du Canada évalue à 18 milliards de dollars le manque à gagner qui devra être comblé au cours des 15 prochaines années par des investissements massifs dans les routes, les aqueducs et les égouts, sans quoi le délabrement des infrastructures s’aggravera et la facture à acquitter s’alourdira .
Il est d’autant plus urgent d’agir maintenant parce que les municipalités québécoises ont vu leur part de revenus fiscaux collectés diminuer constamment au cours des 10 dernières années passant de 11,9 % en 1994 à 9,5 % en 2003. Une telle réduction ne peut être tolérée plus longtemps.
Si aucune mesure n’est adoptée pour augmenter le financement des municipalités, cette part continuera de dégringoler pour atteindre un maigre 7,2 % en 2020 .
Les solutions potentielles
C’est pourquoi le transfert de revenus additionnels vers les municipalités est important. Le Conference Board du Canada l’a d’ailleurs démontré : les gouvernements récoltent assez de taxes. C’est la répartition entre les différents paliers qui n’est pas adéquate. Bien que l’augmentation des taxes foncières pourrait être perçue comme une solution, elle doit être la dernière à envisager.
En effet, si rien n’est fait et que les municipalités continuent d’assumer seules les coûts de rénovation des infrastructures, il faudrait que l’augmentation du compte de taxe soit d’un peu plus de 40 % dès la première année et les hausses se poursuivraient jusqu’en 2020 à raison de 3,3 % par année, ce qui est nettement au-dessus du niveau d’inflation prévu et par le fait même, inacceptable.
Les gouvernements du Québec et du Canada, de concert avec les municipalités, doivent donc envisager d’autres scénarios qui auront pour point commun d’éviter d’augmenter le fardeau fiscal des contribuables. En plus de résoudre efficacement le problème des infrastructures, l’injection d’argent neuf par le gouvernement comporte de nombreux avantages sur le plan économique, en particulier en ce qui concerne l’emploi et le développement des entreprises. D’autant plus que les gouvernements, par les impôts qu’ils collectent sur le revenu des travailleurs, sont les premiers à bénéficier des investissements qui amènent la création d’emplois.
Puisque l’actuel premier ministre du Canada semble ouvert à un règlement, du moins partiel, du déséquilibre fiscal entre son gouvernement et les provinces, le gouvernement du Québec doit donner un signal fort et faire front commun avec les municipalités afin que l’argent soit réparti plus équitablement et serve à rénover les infrastructures.
Il faut d’ores et déjà saisir l’occasion d’enligner le Québec sur un grand chantier urbain, qui permettra tant la rénovation de nos ponts, routes et réseaux d’aqueducs que la création de milliers d’emplois et des retombées économiques évidentes pour assurer la prospérité des entreprises et des industries québécoises.
* (Source: Ann Bourget, chef du Renouveau municipal de Québec et candidate à la mairie de la Ville de Québec
Gilles Pelletier
Commentaire mis en ligne le 10 octobre 2007Québec, le 10 octobre 2007.
Bon nombre de municipalités canadiennes font face à des dépenses d’infrastructures énormes et sans une aide que l’on devrait nommer de « providentielle », elles devront imposer des augmentations de taxes foncières qui seront la ruine des citoyens. Heureusement, le Gouvernement Harper a fait preuve d’une ouverture à aider les municipalités pour qu’elles s’engagent dans l’exécution de travaux prioritaires.
Là où il faudra une concertation, entre les municipalités, les provinces et Ottawa, ce sera de trouver un mécanisme pour empêcher, à toutes fins pratiques, les dépassements de coûts de la part des Entreprises Gourmandes qui vont sentir la MANNE du Gouvernement et seront tentées de détourner des sommes ou de bâcler des travaux qui devront encore et encore être repris à grands frais.
Ayons toujours à l’esprit nos grands travaux routiers au Québec, où finalement nous payons pour quatre pouces d’asphalte et dès le deuxième hiver, on s’aperçoit que la route s’est craquée parce qu’il aurait fallut un deux pouces de plus d’asphalte. Disons que je donne cet exemple, mais c’est pour faire comprendre que si le Gouvernement du Canada donne son OK pour faire tous nos travaux, faudrait bien s’assurer que nous en aurons pour notre argent, et dans le cas où tout ce qui est subventionné ou provient de l’argent du Gouvernement, nous savons que la tentation est toujours vive pour se huiler pas juste les bras.
Oui les milliards sont bienvenus, mais il faudra que nos ÉLUS MUNICIPAUX se comportent en bon père de famille et surveillent tant les échéanciers que les coûts prévus dans les cahiers de charge.
Gilles Pelletier, Québec
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