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Travailler en français, c’est se faire respecter

Article mis en ligne le 4 octobre 2007 à 8:50
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Travailler en français, c’est se faire respecter
Sous le titre « Travailler en français, c’est se faire respecter », Impératif français lance à l’occasion des audiences sur les accommodements raisonnables et de la Semaine québécoise des rencontres interculturelles une campagne médiatique d’envergure pour la promotion du français au travail avec la diffusion de capsules sur les ondes radiophoniques et télévisuelles.
Plusieurs mémoires déposés à la Commission Bouchard-Taylor et de nombreux témoignages ont démontré que l’intégration souhaitée des immigrants à notre communauté passe par la connaissance du français.

« L’apprentissage du français n’a de sens que si le français est la langue du marché du travail au Québec. Mais le Conseil supérieur de la langue française nous apprend qu’une minorité d’allophones, soit à peine 45%, travaillent surtout en français, que pour plus de 12 % de francophones, le français n’est toujours pas la langue la plus utilisée au travail, que 80 % des anglophones imposent l’anglais au travail, que seulement 63 % des travailleurs du secteur privé utilisent le plus souvent le français, et que dans les entreprises de 50 employés et moins et de 50 employés et plus, ce sont respectivement à peine 68 % et 63 % des travailleurs francophones qui utilisent le français à 90 % du temps ou plus », de déclarer Jean-Paul Perreault, le président d’Impératif français.

Impératif français a dénoncé à plusieurs reprises l’exigence injustifiée de l’anglais pour occuper de nombreux emplois.
Travailler en français, c’est un droit
« Tout le débat identitaire actuel témoigne de la volonté bien arrêtée de la majorité francophone de se faire respecter. Pour Impératif français, se faire respecter, c’est d’abord et avant tout que la langue de travail soit le français. Cela est vrai pour les immigrants que nous accueillons. Mais aussi pour les francophones ! », d’ajouter M. Perreault.
L'organisme tient aussi à rappeler que les 32 000 fonctionnaires fédéraux francophones qui vivent sur l'une ou l'autre des deux rives de l'Outaouais travaillent très majoritairement en anglais même si la Loi sur les langues officielles leur reconnaît le droit de travailler en français. Les fonctionnaires fédéraux du Québec doivent également avoir une connaissance de l'anglais : 65 % des postes fédéraux au Québec exigent la connaissance de l'anglais bien que seulement 8 % de la population québécoise soit anglophone. De plus, il a également été établi par le Commissaire aux langues officielles que lorsque les fonctionnaires fédéraux du Québec doivent échanger avec leurs collègues d'Ottawa, ils doivent le faire en anglais. parce que ces derniers n'ont pas une connaissance suffisante du français!
Le gouvernement ne fait rien, nous agissons
« Une telle campagne de promotion du français au travail devrait être de la responsabilité des gouvernements, explique le président d’Impératif français. Mais comme il ne se fait rien, nous avons décidé d’agir ».
La campagne rappelle que travailler en français, c’est un droit. Mais elle insiste aussi sur le fait que travailler en français, c’est aussi créer de l’emploi et c’est payant.

* (Source: Impératif français)

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