Des élections q'ossa donnent?
Bien des électeurs étaient perplexes sur la durée probable d’un gouvernement minoritaire à Ottawa. Il s’en est fallu de peu pour que Stephen Harper soit renversé à la première occasion. Mais non, il a su résister, contre vent et marée, et il est maintenant âgé de presque vingt mois et il tient bon et surtout, le public semble lui reconnaître des qualités qui pourraient bien lui permettre de faire voguer le navire jusqu’en novembre 2008.
D’ici le discours du Trône, les partis d’opposition voudraient bien faire tomber le Gouvernement. Le Bloc Québécois aimerait bien, jouer le tout pour le tout, et voter contre le discours du Trône pour aller en élections. Les Libéraux souhaiteraient en faire autant, mais pour eux ce serait suicidaire. L’organisation des Libéraux est en pleine crise et le Chef n’est pas en mesure d’être perçu comme le «dieu sauveur» du parti. Ils ont besoin encore de temps pour se reconstruire. Le NPD peut décider ce qu’il veut. Si le Gouvernement résiste, il peut consolider le nouvel élan que lui a donné sa victoire dans Outremont. Dans le cas contraire, le NPD pourrait bien faire des gains supplémentaires dans l’Ouest, mais cette fois-ci, il pourrait faire une nouvelle percée au Québec, grâce au talent et au charisme d’un Thomas Mulcair qui plait à l’électorat.
Serions-nous plus avancés si nous devions aller en élections cet automne? Monsieur Harper devra être judicieusement conseillé, afin de ne pas tomber dans ce piège. À ce moment-ci «des élections qu’ossa donnent?». Les Canadiens, incluant les Québécois, me semblent plutôt disposés à faire confiance au présent Gouvernement jusqu’à l’automne prochain. D’ici là, les Libéraux sauront sans doute où ils s’en vont, s’ils veulent demeurer un parti aussi fort comme par un passé pas si lointain.
Gilles Pelletier, Québec
Gilles Pelletier
Commentaire mis en ligne le 3 octobre 2007Québec, le 3 octobre 2007.
Il me fait toujours plaisir de répondre à des personnes qui commentent mes textes. En lisant vos propos, il me semble déceler chez-vous une manière de faire de l’intimidation. C’est une forme très pernicieuse pour tenter de brimer la liberté d’une personne. Il y a beaucoup de « gérants d’estrades » qui en font, mais ils sont loin d’être subtils.
M. St-Gilles, lorsque l’on fréquente l’Internet, il faut savoir que l’on va y voir tout le reflet de la société. L’Internet est encore, Dieu merci, un espace libre dont beaucoup de gens voudraient bien la diminuer cette liberté. Ce ne sont pas vos propos qui vont m’empêcher d’écrire. Une chance que je ne suis pas un romancier ou un écrivain reconnu, vous trouveriez le moyen de m’empêcher de publier. N’y aurait-il pas de la graine de dictature en vous? Tant pis pour vous, si vous saviez comment je suis têtu. Je continuerai donc, ne vous en déplaise, à écrire tant et aussi longtemps que l’actualité sera aussi redondante et que j’aurai envie de la commenter, même pour ne rien dire comme vous êtes porté à le croire.
Gilles Pelletier, Québec