Après 10 ans à la présidence de la FTQ, Henri Massé entend laisser la place à des nouvelles idées.
Pas d’autre mandat pour Henri Massé
Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
Après plus de 14 années à la direction de la FTQ, dont près de 10 ans à la présidence, Henri Massé annonce qu’il ne sollicitera pas d’autre mandat au prochain congrès de la centrale qui se tiendra du 26 au 30 novembre prochain.
Pour M. Massé, «il s’agit d’une décision mûrement réfléchie qui permettra à la relève de prendre les rênes d’une organisation dynamique qui aura de nombreux défis à relever dans les mois et années à venir. Je pense notamment à la crise aiguë dans le secteur de la forêt ou au marasme dans le secteur manufacturier. (…) Je suis particulièrement fier de l’unité manifestée par les syndicats de la FTQ durant ces 14 années. Je quitterai donc avec la satisfaction du devoir accompli même si certains dossiers n’ont pas progressé aussi rapidement que je l’aurais souhaité.»
Un saut en politique?
Ce départ à un âge encore jeune -M. Massé est au début de la soixantaine- n’augure sûrement pas le début d’une retraite complète. Dans certains milieux, on chuchote que le président sortant de la FTQ pourrait en profiter pour faire un saut en politique, plus précisément au sein du Parti Québécois. «Annoncer son départ au lendemain de l’élection de Mme Marois (Pauline), ça sonne tout de même étrange, ne trouvez-vous pas?», nous a confié notre source. «Ça ne me surprendrait pas que Henri Massé aille se lancer en politique aux prochaines élections provinciales. Un candidat comme lui donnerait au PQ d’excellentes chances.»
@ST:Fonds de solidarité @R:Reste à savoir si M. Massé quittera la présidence du conseil d’administration du Fonds de Solidarité, une institution dont l’actif frôle les 8 milliards de dollars. Ce dernier a annoncé qu’il ne renouvellera pas son mandat comme président de la FTQ, mais n’a pas mentionné son intention de quitter le Fonds. Rappelons qu’Henri Massé est né en Abitibi, en 1946, et qu’il est entré au sein du monde syndical en 1968, après avoir obtenu un baccalauréat en relations industrielles à l’Université de Montréal. Il a d’abord été conseiller au Syndicat canadien de la fonction publique, dont il est devenu le directeur général en 1993. Il a été élu secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec sous la présidence de Clément Godbout. Par la suite. il est devenu le premier universitaire à accéder à la présidence de la FTQ.