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Des résultats immédiats

La formation offerte par le MIT se révèle déjà payante

Jean-Pascal Lavoie par Jean-Pascal Lavoie
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Article mis en ligne le 28 septembre 2007 à 16:35
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Deal or no Deal.">Des résultats immédiats
Désormais, Humagade se concentre sur ce qu'elle fait de mieux: les jeux vidéo pour cellulaire et Nintendo DS. L'entreprise de Québec vient d'ailleurs de développer un jeu pour cellulaire basé sur la populaire émission télé Deal or no Deal.
Des résultats immédiats
La formation offerte par le MIT se révèle déjà payante
Triés sur le volet, les chefs d'entreprise qui participent à la formation 20x20 offerte par le MIT bénéficient d'un enseignement de haut niveau dispensé par des formateurs ayant connu beaucoup de succès sur les marchés internationaux en tant qu'entrepreneurs. Les résultats se font déjà sentir dans ces entreprises.
Réunis pour une formation de deux jours au Château Frontenac, les entrepreneurs de Québec s'enthousiasment devant l'occasion qui leur est offerte de faire progresser leur entreprise.

«Nous avons accès ici à des experts mondiaux qui connaissent la recette pour bâtir une entreprise technologique qui a du succès», indique Laurent Simoneau, président et chef de la direction de Coveo Solutions.

La jeune entreprise de Québec issue d'un essaimage de Copernic développe des moteurs de recherche pour des réseaux informatiques internes. «Un peu comme un Google pour le réseau d'une entreprise», illustre M. Simoneau.

Déjà, les conseils des formateurs du MIT donnent des résultats chez Coveo. «Suite aux premières formations, nous avons ouvert un bureau de ventes et de marketing à Boston, poursuit-il. Nous agrandissons ainsi notre réseau dans des endroits stratégiques pour notre entreprise.»

Pour Hugo Morin, président de Humagade, cette formation vient à point puisqu'il doit gérer la croissance rapide de son entreprise. «Jusqu'à maintenant, j'avais littéralement appris sur le tas. J'ai démarré mon entreprise par passion et j'ai grandi comme j'ai pu. Maintenant, j'apprends à travailler de façon plus intelligente et j'ai accès aux meilleures pratiques d'affaires.»

Certains apprentissages ne ce se font toutefois pas sans sacrifices. «Plutôt que de toucher à tout et dire oui à toutes les offres, nous nous concentrons désormais sur ce que nous faisons de mieux et nous y mettons tous nos efforts, explique M. Morin. Par contre, dire non à un contrat, même si ce n'est pas tout à fait notre domaine, ce n'est jamais facile pour un entrepreneur. D'un autre côté, on ne gaspille pas de ressources et on rend service aussi au client.»

Ce recentrage de l'entreprise sur ses forces permet à Humagade d'envisager devenir le leader mondial dans le développement de jeux vidéo pour plateformes portables comme le téléphone cellulaire et la Nintendo DS.

Les résultats sont tout aussi probants chez Teraxion, qui se spécialise dans la fabrication de composantes optiques pour les télécommunications. «La formation a commencé à être payante dès le premier jour, confirme Alain-Jacques Simard, président et chef de la direction. C'est une opportunité extraordinaire d'avoir accès à ces entrepreneurs. Ça nous permet d'avoir une vision plus claire et de comprendre le rôle que nous avons à jouer.»
Des perceptions à changer
Si l'enthousiasme des entrepreneurs québécois pour cette formation est palpable, qu'en est-il des formateurs? Croient-ils au potentiel de nos entreprises?
«La région de Québec baigne dans un environnement d'affaires très excitant, affirme William Aulet, du Centre de l'entrepreneuriat du MIT. Le niveau d'éducation est très élevé, l'éthique de travail est excellente et l'accès aux marchés américains et ouest-européens est très facile. L'envers de la médaille, c'est que le marketing et les ventes n'ont pas bonne réputation. Pour avoir du succès sur les marchés mondiaux, il faut changer ces perceptions.»

Si chez nos voisins du Sud, fonder son entreprise et faire beaucoup d'argent est très prestigieux. Il semble que ce ne soit pas encore le cas ici. «Aux Etats-Unis, nous avons énormément d'estime pour l'entrepreneuriat ce qui attire les jeunes à se lancer en affaires, poursuit M. Aulet. C'est une question de culture. Par contre, au Québec, pour ce qui est des gens eux-mêmes, vous avez des entrepreneurs de classe mondiale. Il ne leur manque que le pipeline de ventes pour se hisser parmi l'élite. Ultimement, de cette première génération d'entrepreneurs en technologies, certains deviendront eux-mêmes mentors et transmettront le savoir acquis à la relève.»

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