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Je déteste les sondages

Article mis en ligne le 26 septembre 2007 à 9:30
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Je déteste les sondages
Je suis étudiant en science politique et je trouve indécent l’accent qu’on accorde aux sondages lors de leur publication. D’ailleurs, si les sondages étaient si importants que cela, on serait tous appelé au moins à une reprise, dans l’année, pour répondre à un sondage. Il faudrait que chaque citoyen puisse répondre au moins à une reprise à une question de sondage dans une année.

Concrètement, ce qu’on voit dans Le Soleil de ce matin est indicateur. On tente de dicter l’agenda politique en publiant un sondage. Ça ne fonctionne pas comme cela. Les gouvernements ne doivent pas gouverner en fonction des sondages. Parce que si on devait gouverner en fonction des sondages, les gouvernements profiteraient de la direction du vent indiquée dans chaque sondage pour prendre leurs décisions.

Imaginez que coup sur coup, un sondage disant quelque chose et son contraire en l’espace de quelques jours, vous auriez là la preuve de mon affirmation. Il faut donc faire confiance à nos gouvernements et cesser d’être trop cynique devant leurs actions. Ils ont la responsabilité de bien nous gouverner et de prendre les bonnes décisions.
Nicolas Drouin, Loretteville

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Gilles Pelletier

Commentaire mis en ligne le 26 septembre 2007
Québec, le 26 septembre 2007.

Les sondages ne sont pas mauvais en soi. Par contre, nous devons nous rendre à l'évidence qu'il y en a beaucoup trop, au cours d'une année, et lorsqu'ils sont publiés ils deviennent comme si c'était un portrait immuable coulé dans le ciment. Les politiciens ne veulent jamais les commenter, mais ils ont tendance à s'y fier trop souvent et ainsi, ils arrivent à tourner en rond et à se "déconcentrer" des travaux qu'ils ont entrepris.

Il n'y a pas que les sondages qui font des ravages dans le milieu politique. Dans plusieurs ministères gouvernementaux ou encore dans les grandes institutions publiques, il y a de grandes quantités de cadres qui font de la gestion selon la rumeur du moment. Une rumeur est lancée et par la suite ils tâtent le terrain, comptent les crises d’hystérie et puis ajustent leur tir.

Vivre et respirer à pleins poumons n'est donc pas une sinécure. Quand l'homme doit survivre aux guerres meurtrières, il doit côtoyer des religions qui se font la guerre et encore, il se protéger des médias constamment en guerre et qui tentent par tous les moyens à modifier son propre jugement.

Je ne suis pas pour le bannissement des sondages, mais je serais d’avis que leurs publications soit un peu mieux mesurée.
Gilles Pelletier, Québec

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