De la banalisation systématique du Québec
Vers 2 h du matin cette nuit du 25 septembre, quelques heures à peine après l'élection en Charlevoix de la cheffe du Parti québécois à l'Assemblée nationale, la nouvelle était déjà relayée en troisième place (et hors champ immédiat) sur le site Internet Cyberpresse (Gesca/La Presse).
Il était important en effet, pour ces gens-là, d'annoncer en pleine nuit des «guidis» municipaux autour de vagues intentions administratives du maire Luis Miranda dans son minuscule coin de province. Intentions qui, bien sûr, n'intéressent absolument personne. En particulier, en ces heures creuses où tout le monde, ou peu s'en faut, est au lit - les résidants d'Anjou comme les autres citoyens du Québec.
Inventer la fausse nouvelle (entendez sans aucun intérêt pour quiconque) pour mieux dissimuler celles que l'on n'appuie pas idélogiquement; c'est là dans toute la beauté, et ce jusque dans le plus infime détail, de l'intégrisme canadien de Gesca.
Démocratie des idées, liberté d'information et liberté d'opinions, disent-ils... Les André Pratte et les Alain Dubuc au premier chef. C'est vraiment à se demander comment ces gens-là parviennent au petit matin à se regarder dans le miroir sans éprouver un immense, un infini dégoût de soi.
Nicolas St-Gilles, Capitale nationale
Mathilde François
Commentaire mis en ligne le 26 septembre 2007Merci, M. St-Gilles, pour cette intervention publique ô combien pertinente (Merci également à la rédaction de Québec-Hebdo; qui ne craint pas, elle, une véritable liberté d'expression...).
Un modeste hebdo qui admoneste une leçon d'éthique à la grosse, à l'énorme P(a)resse(use) de Montréal !
Je suis d'autant plus heureuse (si on peut dire...) que j'avais également constaté la chose. Mais mon dégoût (réitéré) m'avait alors enlevé toute force de réaction...
Hélas ! on ne le sait que trop, dans les journaux de Gesca (à La Presse, au Droit et dans Cyberpresse, tout particulièrement), ce sont des manières coutumières. Naturelles.
Les journaux de cette entreprise québécoise au service du Canada (« First and Foremost ») ont depuis longtemps perdu toute crédibilité intellectuelle.
Les André Pratte et les Alain Dubuc, en particulier (et que vous avez largement raison d'identifier en priorité, bien qu'il faudrait ajouter quelques autres Lysiane Gagnon ou Mario Roy...), constituent de véritables « hontes sur pattes » dans une démocratie (qui ne soit point que nominale ou exclusivement vénale).
Car ce ne sont pas là des gens réfléchis qui proposent une analyse « personnelle » : ce sont des gens qui défendent un régime politique aux dépens de la nation dont ils sont pourtant les fils (ou filles).
Gesca, ce n'est pas de l'information et/ou de la réflexion. C'est tout bêtement de la propagande.
Une attitude pareille chez des personnes publiques porte un nom. Un nom effrayant qui salit à vie les individus qui se voient caractérisés de cette épithète.
Et tout un chacun sait fort bien quelle est cette épithète.