Avec ses complices du GrosZorchestre , Bruno Pelletier dévoile un côté de lui qui était encore inconnu du public. (Photo Frédérick Masson)
Bruno Pelletier rêve de mise en scène et de cinéma
Entre temps, l'interprète de Dracula s'offre une parenthèse jazzée
On connaît Bruno Pelletier le chanteur. Les années à venir pourraient toutefois nous permettre de découvrir un tout nouveau côté de l'artiste, lui qui rêve de mise en scène et de cinéma.
Rencontré à l'occasion du lancement à Québec de son nouvel album tout en jazz intitulé Bruno Pelletier et le GrosZorchestre, l'interprète de Dracula dans le spectacle du même nom a ouvert la fenêtre sur de nouveaux horizons. Ainsi, les prochaines années pourraient lui permettre de s'adonner à des projets qu'il mijote depuis un certain temps déjà.
«J'ai un scénario de film qui me trotte dans la tête, avoue-t-il sans toutefois en dire davantage étant donné l'état embryonnaire de la chose. Puis j'aimerais travailler sur la direction artistique et la mise en scène d'un autre spectacle musical à grand déploiement.»
D'expliquer l'artiste originaire de Charlesbourg, établi dans la région de Montréal depuis maintenant une vingtaine d'années, c'est un désir de se retrouver à l'ombre des projecteurs qui est à l'origine de ces nouvelles idées.
«J'ai cinq spectacles musicaux et neuf albums derrière la cravate. La vie m'a beaucoup donné et le temps est venu pour moi de partager cette expérience avec les artistes de la relève. C'est pourquoi j'aimerais donner la chance à des jeunes de travailler sur de gros projets. Il s'agirait pour moi d'une manière de leur faire porter, à leur tour, le flambeau.»
Le jazz, un heureux hasard
Que ses fans se le tiennent pour dit, Bruno Pelletier n'a pas l'intention de quitter la scène pour autant. Loin de là, puisque la chanson demeure sa grande passion et il souhaite chanter tant et aussi longtemps que la vie lui en donnera la chance. En 2008, l'homme qui a depuis quelques années déjà franchi le cap de la quarantaine amorcera avec sa grande famille de Dracula une tournée en Europe. C'est d'ailleurs le report de cette aventure, initialement prévue en 2007, qui est à la source du projet jazz.
«La vie, c'est comme un voyage en train, philosophe-t-il. Le chemin menant du point A au point B est entrecoupé de stations auxquelles sont prévus des arrêts obligés. C'est ainsi que je vois les choses. Le jazz faisait partie de mon cheminement de carrière.»
Mais pourquoi le jazz? «J'avais envie de profiter de cette sabbatique non prévue à mon agenda pour triper en me lançant dans un nouveau défi. C'est ainsi qu'à la suite d'une rencontre avec la pianiste Julie Lamontagne et son trio, maintenant renommé le GrosZorchestre, nous avons eu envie de mettre sur pied un spectacle alliant intimité et simplicité. C'est ce que nous avons fait… puis le feu a pris.»
Et quel feu! Après une série de spectacles aux quatre coins du Québec et la production d'un album, voilà que le quatuor complété par le batteur Richard Irwin et le contrebassiste Dave Watts s'apprête à reprendre la route, laquelle comprendra une série de 17 représentations au Casino de Montréal à compter du 31 octobre. Les gens de Québec ne seront pas en reste, puisque Bruno Pelletier et le GrosZorchestre seront en supplémentaire le 1er mars au Capitole de Québec.