Sonde ton cœur, Laurie Rivers.
Bourguignon, Beauchemin, Fitzback, Chiflet, …
Pour plusieurs, la période des vacances est maintenant chose du passé. Question de faciliter ce dur retour à la réalité, le QUÉBEC HEBDO propose dans la présente édition quelques ouvrages qui, au fil des pages, transporteront le lecteur au cœur d'aventures toutes plus rocambolesques les unes que les autres. De quoi favoriser l'évasion et assurer aux bouquineurs un début de saison automnale fertile en rebondissements.
Sonde ton cœur, Laurie Rivers; Éditions Québec Amérique; 179 pages.
Après L'Avaleur de sable, Le Principe du geyser et Un petit peu de fatigue, trois ouvrages salués par la critique, l'auteur et scénariste Stéphane Bourguignon est de retour. Avec Sonde ton cœur, Laurie Rivers, le principal intéressé explore l'américanité, la difficulté de vivre en société, l'image corporelle, la foi et le passage à la vie adulte, sans toutefois porter de jugement sur nos voisins du sud.
«Laurie Rivers est enseignante au niveau secondaire dans la petite municipalité de Swan Valley, un endroit en apparence sans histoire situé au cœur de l'Idaho. Pleine d'idéal et de bonne volonté, elle s'occupera du cas particulier d'Alice Hubbard, une jeune fille obèse fraîchement débarquée de Houston. Laurie entreprendra de l'aider à perdre du poids, et ce, malgré le désaccord de ses parents. Contre toute attente, l'humble programme de santé qu'elle élabore connaîtra un succès national. Dans l'effervescence et l'excitation, l'institutrice en oubliera sa vie de couple insatisfaisante, ses rapports troubles avec sa mère et une profonde blessure du passé. Mais qu'adviendra-t-il lorsqu'elle sera écartée du programme? La réponse au terme d'une passionnante aventure.»
Les extravagances du roi Butau!; Numéris Édition; 151 pages.
Grand sportif ayant évolué toute sa vie dans le milieu des affaires, Émile Poulin est un inconditionnel de tous les jeux. En écrivant Les extravagances du roi Butau!, l'auteur de la capitale avoue bien humblement s'être fait plaisir. Plusieurs reconnaîtront certains faits rappelant la vente des Nordiques de Québec, le tout dans un style romancé.
«L'histoire est celle d'un puissant roi trônant sur sa ville et de ses sujets qui vouent un amour sans borne pour leur équipe de hockey. Le jour où le souverain décida de vendre la formation à une ville lointaine, ses sujets furent si bouleversés qu'ils n'en crurent pas leurs oreilles. Un petit groupe se révolta et tenta de lui faire la vie dure, mais tous furent dans l'obligation d'affronter les pires revirements et les plus grandes déceptions. S'en suivit une grande période de noirceur.»
Les mots qui me font rire; Éditions Points; 215 pages.
Passionné par les incongruités de la langue française, Jean-Loup Chiflet se définit lui-même comme un grammairien buissonnier. Auteur d'une quarantaine d'ouvrages humoristiques sur la langue, il revient en force avec Les mots qui me font rire, dans lequel il s'amuse une fois de plus avec les cocasseries de la langue française.
«Entre les mots qui font rire, ceux qui sont maltraités, ceux qui ne savent même pas quel genre ils sont et ceux qui ne se prononcent pas comme ils s'écrivent, Jean-Loup Chiflet s'éclate. Il les épingle avec la drôlerie qui a fait sa renommée. Passant des «mal mariés» à ceux «qui rétrécissent à l'usage», il jongle avec les variations malicieuses sur les bizarreries de notre langue qui réjouiront tous les amateurs de bons mots.»
L'Empire perdu; Édition La plume d'oie; 249 pages.
Œuvre conjointe née de la collaboration entre deux artistes, l'auteur Serge Fitzback et le peintre Christian Duguay, L'Empire perdu propose un voyage dans un monde fantastique inspiré d'un univers médiéval et antique. Imprimé à seulement 2 000 exemplaires au Québec, dans un format luxueux, le résultat n'a rien d'une bande dessinée écrite au crayon-feutre sur un napperon de restaurant. Un scénario bien ficelé, des images à couper le souffle et un dénouement inattendu feront le délice des lecteurs de tous âges.
«Jadis, des êtres vivaient dans une époque énigmatique. Ils peuplaient une contrée riche et prometteuse divisée par la religion et les conflits. En ces temps sombres, Carméli, la reine des Animéens, rêve de retrouver un empire perdu. Rongée par un mal mystérieux, elle se demande quelle âme pourrait réunifier tous les peuples et redorer le culte des Dieux Fondateurs qui avaient fait naître sa terre. Dans ce monde où l'épée est maître, Chakaâl, le fils de Carméli, trouvera-t-il cet élu? À vous de le découvrir…»
La Fabrication de l'aube; Éditions Québec Amérique; 115 pages.
C'est presque malgré lui que Jean-François Beauchemin a écrit ce livre. Malgré lui, surtout, parce qu'on ne choisit pas la maladie. Avec La fabrication de l'aube, l'auteur de Turkana Boy livre ses réflexions éclairantes sur les valeurs, la famille et l'amour. Véritable éloge de la vie, ce récit autobiographique est ni plus ni moins que l'histoire d'un retour imprévu… et d'autant plus heureux.
«Un homme qu'on dit condamné et qui tente de se faire à l'idée. Une réflexion sur la vie avant, mais surtout après la maladie. Parce que, contre toute attente, il semble qu'il y aura un après. La fabrication de l'aube, c'est l'histoire d'un homme que les médecins ont littéralement refabriqué et qui a dû, lui aussi, se refaire une vie, à la mesure de ses nouvelles ambitions. Que changeriez-vous si on vous disait que demain est l'heure de votre mort?»