Une partielle prometteuse pour la générale au fédéral
Les résultats de l’élection partielle du 17 septembre 2007 sont prometteurs pour nous offrir un portrait politique complètement reconfiguré, à la Chambre des communes, après les résultats de la prochaine élection générale qui pourrait avoir lieu d’ici 2009.
Jack Layton, le chef du NPD, a bien raison de se réjouir de l’élection de Thomas Mulcair dans Outremont. Tout ceci est annonciateur d’un travail colossal que ce parti devra déployer, sur le territoire du Québec, s’il veut continuer à faire des gains qui pourraient être pris dans les rangs de la clientèle du Bloc qui commence à le délaisser.
Dans Roberval, Michel Gauthier en avait plein le dos et ça se reflétait par des douleurs qui l’empêchaient de se lever en Chambre. Les électeurs ont eut bien du mal à croire les raisons invoquées par leur député et ils ont commencé à se tourner vers un autre joueur politique. On peut dire qu’ils ont frappé dans le mille, en s’accrochant à leur maire, Denis Lebel, qui fera son entrée chez les Conservateurs et donnera ainsi un vrai «pouvoir» aux gens de Roberval. C’est pratiquement toute une circonscription qui s’est donnée un consensus immense par un 17 septembre 2007, pour offrir un mandat sans équivoque à leur candidat.
À Saint-Hyacinthe, la candidate du Bloc, Ève-Mary Thaï Thi Lac, a travaillé très fort, comme sans doute une femme doit le faire lorsqu’elle veut décrocher un poste en politique active pour représenter ses concitoyens. On peut se réjouir du résultat de son travail et de l’équipe qui l’entourait. Malgré un recul des électeurs, favorisant généralement le Bloc, ceux-ci démontrent qu’ils sont encore capables de faire confiance à Duceppe et à son parti.
Le nouveau Chef des Libéraux fédéraux, Stéphane Dion, devra s’interroger sérieusement sur le peu de motivation que les électeurs semblent lui accorder, pour être en mesure de freiner la tendance à lui faire voir les enfers maintenant et peut-être, après la générale qui sait? Pour un homme qui était capable, jadis, de pondre une loi pour obtenir une clarté référendaire, on ne peut pas dire qu’il fait preuve de clarté pour vendre son parti et les politiques qui pourraient s’y greffer, afin de nous offrir le bonheur sur un plateau d’argent. Il n’y a pas juste monsieur Dion qui perd des plumes, madame Aline Chrétien, qui l’avait mis au monde politique, avec la bénédiction de son Jean, devra se trouver de bonnes crèmes émollientes, si elle veut s’éviter des crises d’urticaire. M. Chrétien continue à le trouver intelligent, mais Stéphane Dion n’arrive toujours à pas à se faire comprendre des anglophones, contrairement à lui qui le pouvait avec un minimum de vocabulaires, en ayant un accent de «mangeur de soupe aux poix».
Les Conservateurs, avec les résultats de cette partielle, pourront respirer un peu mieux et ce n’est pas demain que, ni les Bloquistes, ni les Libéraux, ne s’engageront dans une élection précipitée.
Gilles Pelletier, Québec