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Efforts de francisation qui portent peu à peu leurs fruits

Dossier spécial: Industrie des jeux vidéo

Article mis en ligne le 16 septembre 2007 à 12:01
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Efforts de francisation qui portent peu à peu leurs fruits
La ministre des Communications du Québec, Christine St-Pierre, se réjouit de la récente entente qui va favoriser davantage de traduction des jeux vidéo en français.
Efforts de francisation qui portent peu à peu leurs fruits
Dossier spécial: Industrie des jeux vidéo
En ces temps modernes où l'ordinateur est omniprésent, l'Office Québécois de la Langue Française (OQLF) a la nouvelle responsabilité de promouvoir la traduction des jeux vidéo. Tout particulièrement leurs manuels d'utilisation, qu'on retrouve à l'intérieur des boîtes contenant le ou les logiciels d'installation. Des efforts qui rapportent puisque le nombre de jeux traduits s'est amélioré, passant de 10 % à 36 % au cours des dernières années. Il reste toutefois beaucoup de chemin à faire.
Au grand malheur des unilingues francophones, cette disposition de la loi (article 51) n'a toutefois pas toujours été appliquée à la lettre. Si on compare avec l'Europe, où 80 % des jeux sont traduits, la différence est significative. Ce phénomène, les consommateurs l'ont remarqué comme l'indiquent les 262 plaintes reçues à cet effet par l'OQLF en 2006. Le gouvernement est conscient du problème. Pas plus tard qu'au mois d'août dernier, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, faisait une sortie publique qui allait marquer cette industrie au Québec, en partie.

La ministre a clairement laissé savoir la marche à suivre pour la satisfaire. «Les jeux vidéo qui vont entrer au Québec devront être traduits en français.(...) Ça fait plusieurs années qu'on travaille sur ce dossier-là, on va finalement en voir l'aboutissement», a-t-elle certifié. Ces paroles ont eu l'effet d'une bombe, surtout chez les médias spécialisés. Certains ont même craint que les impératifs culturels et linguistiques imposent des délais additionnels à l'industrie, comme c'est le cas en France par exemple, où les jeux américains ne traversent l'océan Atlantique que plusieurs mois après leur mise en marché dans bien des cas.

Pourtant, Nintendo la première offre une bonne sélection de jeux complètement traduits dans la langue de Molière et en même temps que la version originale anglaise. Le vrai problème se situe du côté des compagnies qui visent un marché très particulier en traduisant des «softs» de l'Asie, notamment Atlus ou NIS America. Pour eux, traduire un jeu en français serait pratiquement impensable, compte tenu des ressources (voix, textes, etc.) nécessaires. Et, comme le Québec n'est pas un marché immense, la probabilité demeure que nous n'aurions plus droit à leurs jeux, tout simplement.
Dernière heure
Il y a quelques jours, l'OQLF et l'Association canadienne du logiciel de divertissement (Entertainment Software Association of Canada - ESAC) ont annoncé un partenariat pour que la francisation des jeux continue et ce, jusqu'en avril 2009. Les jeux pour ordinateur vendus au Québec, si disponibles ailleurs dans le monde en français, devront avoir un emballage bilingue ou multilingue à partir du 1er octobre 2007.
La ministre Christine St-Pierre, lors d'une conférence de presse officielle, a qualifié cette entente «d'avancée majeure pour la francisation des jeux vidéo offerts aux consommateurs québécois. La francisation des jeux vidéo pose problème depuis des années, mais l'entente signée aujourd'hui (10 septembre 2007) peut nous réjouir, parce qu'elle représente un geste significatif en faveur d'une plus grande offre de produits en français sur le marché québécois.»

* (Collaboration spéciale Michael Bertiaux, chroniqueur Internet)

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