L'industrie québécoise des jeux vidéo se trouve à des années lumières des premiers produits offerts, tels Spacewar, Pacman, Mario Bros et autres défis d'adresse primaires.
Un marché florissant et passionnant
Dossier spécial: Industrie des jeux vidéo
Il faut remonter en 1962 pour découvrir le premier jeu vidéo, Spacewar!, où deux vaisseaux s'affrontent à l'aide de missiles sur un radar basique. Au fil des années, ce divertissement a bien évolué. Le Canada et plus spécifiquement le Québec sont devenus des acteurs importants, reconnus à une échelle mondiale dans cette industrie en vogue.
Signe des temps et du potentiel des cerveaux locaux, la société française Ubisoft a colonisé la province de Québec en 1997 pour y créer ses plus importants studios. Parmi tant d'autres, Electronic Arts, cette fois un géant étasunien dans le domaine, a emboîté le pas en 2004. Le 15 février 2007, Eidos a annoncé l'ouverture de studios ici, suivant l'exemple de bien d'autres compagnies actives tant à Montréal qu'à Québec. Elles embauchent des centaines de personnes, majoritairement formées ici. Toutefois, un manque cuisant de finissants et d'expérience oblige les éditeurs et développeurs à recruter comme ils le peuvent, bien souvent à l'étranger.
Une question se pose: pourquoi bâtir la fondation de cette industrie au Québec? La réponse est multiple. Tout d'abord, les responsables du recrutement s'entendent pour dire que les informaticiens et programmeurs québécois ont une vision innovatrice, un génie créatif débridé.
Ces facteurs sont propulsés par une maîtrise des nouvelles technologies, combinée à la nature cosmopolite de notre province. Autres atouts indéniables; la proximité avec le marché étasunien, le bilinguisme et le vaste bassin de talents artistiques. Cet heureux amalgame des connaissances a donné lieu à plusieurs initiatives sous la forme de jeux AAA, c'est-à-dire des jeux se retrouvant au top 20 des ventes mondiales.
Rappelons que dans cette industrie grouillante et en constante évolution, des centaines de produits sont créés annuellement. Seuls les meilleurs se fraient un chemin au sommet. C'est tout à l'honneur des créateurs d'ici d'arriver à les hisser à un pareil statut. Avec ses milliards de dollars en profits à chaque trimestre, l'industrie des jeux vidéo s'avère à n'en point douter un gage d'avenir pour le marché du travail québécois.
* (Collaboration spéciale Michael Bertiaux, chroniqueur Internet)