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Expérience fort enrichissante pour Gilles Lépine

Denis Fortin par Denis Fortin
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Article mis en ligne le 14 septembre 2007 à 8:57
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Expérience fort enrichissante pour Gilles Lépine
Le chef de mission du Canada à l'Universiade de Bangkok, Gilles Lépine, a bien apprécié son expérience.
Expérience fort enrichissante pour Gilles Lépine
Le coordonnateur des activités d'excellence du Service des activités sportives de l'Université Laval, Gilles Lépine, a vécu une expérience unique en agissant comme chef de mission du Canada lors des 24e Jeux mondiaux universitaires d'été qui ont eu lieu du 8 au 18 août dernier à Bangkok en Thaïlande.
«J'avais soumis ma candidature à Sport interuniversitaire canadien pour occuper un poste au sein de la mission canadienne à Bangkok, indique dans un premier temps Gilles Lépine. J'avais l'intention de constater de visu s'il pourrait être envisageable d'organiser un tel événement à Québec. La directrice générale de l'organisme, Marg McGregor, me contacte et commence par me dire qu'on ne voulait pas de moi au sein de la mission. Dans le même souffle, elle m'offre à ma plus grande surprise le poste de chef de mission du Canada.»

Après en avoir parlé à son épouse, Danielle, de même qu'à son patron au Service des activités sportives, Gilles D'Amboise, il accepte de relever le défi qu'on lui offrait sur un plateau d'argent, 18 mois avant la tenue des jeux.

«J'ai été alors mêlé à toutes les décisions de la mission du Canada en prévision de l'Universiade de Bangkok. J'ai eu mon mot à dire pour le choix des membres de l'équipe médicale, des comités techniques, etc. Une chose en particulier m'importait à compter de ce moment. C'était, dans la mesure du possible, d'implanter le bilinguisme au sein de la délégation canadienne. J'ai aussi inculqué aux membres de la mission ma façon de mesurer le succès lors de cette Universiade», ajoute M. Lépine.

Trois objectifs tenaient à cœur au chef de mission. Il désirait que les membres de l'équipe canadienne démontrent une attitude, une éthique de groupe et un savoir-vivre de premier ordre envers l'organisation hôte de cette Universiade.

«Je voulais entre autres que nos étudiants-athlètes et autres membres de la délégation apprennent à remercier les Thaïlandais dans leur langue maternelle. Je crois bien qu'on a atteint cet objectif car j'ai reçu plusieurs témoignages comme quoi les Canadiens ont fait preuve de courtoisie tout au long des jeux. Une employée de la cafétéria m'a même félicité pour l'attitude démontrée par les représentants canadiens», dit avec fierté Gilles Lépine.

Celui-ci souhaitait certes que les athlètes réussissent de bonnes performances mais il n'en avait pas fait une priorité absolue.

«Je ne voulais pas qu'on mesure nos succès du pays que par nos résultats sportifs. De cette façon, nos athlètes n'avaient pas une pression indue sur leurs épaules. Parmi les belles surprises de cette Universiade, mentionnons la médaille d'argent en volley-ball masculin, la médaille de bronze en basket-ball masculin et la quatrième position en soccer masculin. Plusieurs entraîneurs de natation, d'athlétisme et de judo m'ont même confié que la compétition était plus relevée qu'aux derniers Jeux Pan-Américains et du Commonwealth», de poursuivre le coordonnateur des activités d'excellence.
Bonne réputation
À la suite de ces 24e Jeux mondiaux universitaires, Gilles Lépine a été à même de constater que le Canada était l'un des plus beaux pays du monde et que les Canadiens francophones étaient fort appréciés par la communauté internationale.
«Notre pays est l'un des rares de la planète à avoir les mêmes langues officielles que la Fédération internationale du sport universitaire et du Comité internationale olympique. Il faut apprendre à en tirer avantage. Nous avons de plus eu un traitement VIP par le peuple thaïlandais qui a été extraordinaire tout au long de l'Universiade 2007.

J'ai également beaucoup appris des jeux de coulisse nécessaires au plan international, comment jouer la «game» politique. Il faut admettre cette façon de faire de manière à vivre avec les tenants et aboutissants», précise encore l'ex-joueur de volley-ball du Rouge et Or.

Si la chance lui était de nouveau offerte d'être le chef de mission de la délégation canadienne à une autre Universiade, Gilles Lépine accepterait volontiers de répéter l'expérience.

«Avant de dire oui, j'en parlerais cependant avec les membres de ma famille de même qu'à mes collègues de travail», conclut-il.

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