«Si on est capable d’en rêver, on est capable de le réaliser. C’est pas parce qu’on a pas d’exemples dans notre entourage qu’on ne peut y arriver», assure la première Québécoise dans l’espace, Julie Payette.«[:AC:]CP»Eric Boucher
Aller au bout de ses rêves
L’astronaute Julie Payette est venue rencontrer les élèves de l'école secondaire Vanier, le 6 septembre dernier, pour leur expliquer comment elle était allée au bout de son rêve.
C’est dans le cadre du thème «J'irai au bout de mes rêves!», choisi par les étudiants de la polyvalente pour l’année 2007-2008, que la spationaute a accepté leur invitation à donner une conférence sur son parcours. Elle affirme d’emblée, qu’à l’époque où elle a formulé le rêve de devenir astronaute, dans les années 70, aucun Canadien n’avait jamais été astronaute et aucune femme non plus. Elle partait de loin pour réaliser son rêve.
Elle explique donc qu’aucun rêve n’est impossible. «Si on est capable d’en rêver, on est capable de le réaliser. C’est pas parce qu’on n’a pas d’exemples dans notre entourage qu’on ne peut y arriver», ajoute-t-elle.
Elle sait de quoi elle parle. Première Québécoise dans l’espace, première Canadienne à mettre les pieds à bord de la station spatiale internationale et depuis peu astronaute en chef de l'Agence spatiale canadienne, l’ingénieure en électricité a vécu de nombreuses premières au cours de sa carrière.
Astronaute depuis maintenant 14 ans, elle explique que le seul préalable pour devenir astronaute est un diplôme universitaire en science. «J’ai tout simplement rempli un formulaire de l’Agence spatiale canadienne, illustre-t-elle, je me suis dite que si je ne le remplissais pas, j’étais certaine de n’avoir aucune chance de devenir astronaute…»
J’ai débuté ma formation en 1992 avant d’être sélectionnée par la NASA en 1995. La formation est par la suite longue et ardue avant d’espérer faire partie d’une mission spatiale. Cours théorique, plongée en piscine, formation au pilotage et au parachutisme, exil en milieux inhospitaliers pour affiner le caractère et les aptitudes au travail d’équipe sont au menu.
L’entraînement et la préparation physique du corps ne sont pas, non plus, négligés. Il le faut bien, le corps devra pouvoir encaisser la poussée de 37 Boeing 747, au décollage de la navette, pour atteindre la vitesse respectable de 28 000 km/h afin de se retrouver huit minutes plus tard hors de l’atmosphère de la terre.
Inspirer les jeunes à voir grand
Nathalie Ringuette, enseignante au cours d’exploration professionnelle à l’école secondaire de Vanier, est l’instigatrice de la visite de l’astronaute.@R:«Julie Payette m’a moi-même beaucoup inspirée. Nous souhaitons inspirer les jeunes à voir grand. Ça fait 15 mois que nous travaillons à sa venue aujourd’hui.»
Mme Payette est la dernière en liste de plusieurs personnalités, de différents milieux, qu’ont pu rencontrer les élèves de son école. Nathalie Simard, Paul Arcand et la femme d’affaires Anne Marcotte, entre autres, sont venus tour à tour s’entretenir avec les jeunes.
Les élèves ont dû se préparer à ces visites. Ils avaient d’ailleurs de nombreuses questions pour Mme Payette. Comment va-t-on aux toilettes dans l’espace? Les extra-terrestres existent-ils?
Est-ce que cette conférence en a inspiré quelques-uns à suivre les traces de Mme Payette? «Ça semble bien excitant comme choix de carrière, exprime Marie-Gloire une élève de l’école, mais en même temps ça fait peur!»