Pierre Marcoux s'inspire du monde végétal pour créer ses peintures. Il en sera à une deuxième présence à la Rencontre des Arts de Saint-Jean-sur-Richelieu. (Photo Nicolas Bégin)
Pierre Marcoux retourne à la Rencontre des Arts
Pour la deuxième fois en autant d'années, le peintre Pierre Marcoux accrochera des toiles à la Rencontre des Arts de Saint-Jean-sur-Richelieu, du 9 au 10 novembre. Une cinquantaine de sculpteurs et une centaine d'artistes exposeront aussi leurs créations dans un des plus grands événements du genre au Québec et peut-être à l'échelle canadienne.
À sa première présence à l'événement, l'Augustinois était rentré au bercail avec le Prix Alain Stanké, dont le but est de souligner la qualité et l'originalité des œuvres d'un artiste. Cet honneur était loin d'être une affaire banale. Plus de 1000 sculptures et autant de peintures ornent les murs de cinq sites différents. Tout ce matériel est évalué à environ 4 M$.
«C'est un événement prestigieux, affirme-t-il. Il y a beaucoup de monde qui voudrait y aller, mais qui n'y vont pas. Déjà y aller c'est une belle marque de reconnaissance.»
Les artistes proviendront bien entendu du Québec et du Canada, mais aussi des États-Unis et de l'Europe. On retrouvera aussi d'autres gens de Québec tels Gérard Boulanger, Irène Bernier et Maryse Proulx. Chacun disposera de deux panneaux de 4 X 8 pour présenter les fruits de leur travail.
Sans avoir fait le choix définitif de ce qu'il exposera, Pierre Marcoux assure cependant qu'il sélectionnera des œuvres récentes.
Inspiré du monde végétal
Le peintre puise son inspiration dans le monde végétal, c'est-à-dire la nature, le feuillage et autres. Son travail est en réalité une jonction entre deux formes d’art, soit l’abstrait et le figuratif.
«Au départ, j'applique la texture sur le fond du tableau, détaille-t-il. Ensuite, je fais un croquis au fusain que je fixe. J'applique alors des couches de peinture très diluée que je superpose une à l'autre. Ça donne un mélange très riche et beaucoup de profondeur. Il y a une intensité au niveau des couleurs.»
Pinceau à la main depuis très longtemps, l'Augustinois a roulé sa bosse dans le camp des professionnels au cours des 10 dernières années. Au fil du temps, il a travaillé différentes thématiques avant de trouver son véritable créneau.
En Montérégie, Pierre Marcoux prendra en plus part à la Symbiose, dont le thème de la présente édition est la géographie. En tout, 25 artistes doivent s'inspirer d'une chanson donnée pour créer une œuvre. Si la toile finale doit être dévoilée en exclusivité en novembre prochain, reste que le peintre a dû travailler à partir du titre «Du milieu du pont Jacques-Cartier», jadis interprétée par le légendaire groupe Beau Dommage.
«J'ai essayé de reproduire le plus fidèlement possible l'ambiance», explique-t-il.