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Augmentation de 440% des lacs touchés par les algues bleues

Nature Québec somme la ministre de l'Environnement de tenir son sommet

François Cattapan par François Cattapan
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Article mis en ligne le 8 septembre 2007 à 7:30
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Augmentation de 440% des lacs touchés par les algues bleues
Nature Québec somme la ministre de l'Environnement de tenir son sommet
Nature Québec somme la ministre de l'Environnement du Québec de convoquer sans plus tarder le sommet sur les algues bleues qu’elle avait promis pour la fin septembre, mais dont on est sans nouvelles. Selon l’organisme, il est primordial que cet important forum soit annoncé dès maintenant pour permettre à l’ensemble de la société civile de bien s’y préparer afin d’aboutir à un plan d’action concret et efficace.
Pour Michel Bélanger, président de Nature Québec, «au lieu de banaliser le problème, de protéger certains intérêts, ou de s’en prendre aux groupes environnementaux, la ministre de l’Environnement devrait faire ce qu’elle a promis et convoquer un sommet avec l’objectif précis d’en arriver à un plan d’action concret. Ce plan devrait contenir notamment des mesures coercitives dans les bassins versants des lacs touchés pour inverser ce phénomène inquiétant pour la santé humaine et la biodiversité».

On compte actuellement 132 lacs touchés par le phénomène de prolifération des algues bleues, aussi appelées cyanobactéries, soit une augmentation de 440 % depuis le 6 juillet dernier. Ce chiffre est sans doute sous-estimé compte tenu du peu de vérifications faites par le ministère et du fait que les citoyens n’arrivent pas toujours à bien identifier le phénomène dans les premiers stades de développement.
Pas de la «soupe au brocoli»
Nature Québec dénonce également l’attitude de la ministre Beauchamp qui banalise l’ampleur du phénomène qu’elle surnomme avec légèreté de «soupe au brocoli». Pour Christian Simard, directeur général de Nature Québec, «ce n’est pas banal les cyanobactéries, cela peut compromettre l’usage et la vie de nos lacs pour des dizaines d’années. Les Québécois sont profondément attachés à la qualité de leurs lacs et ne voudront pas transmettre à leurs enfants un pareil héritage».
Selon Nature Québec, il ne s’agit pas de s’attaquer à une source plutôt qu’à une autre mais de bien identifier les causes, lac par lac au besoin, et prendre les mesures pour que cessent les fuites de phosphore. Par exemple, les quantités de phosphore issues des fosses septiques peuvent parfois être plus considérables que celles provenant de l’épandage de fertilisants sur les gazons des rives. Toutefois, même si les champs d’épuration constituent des sources importantes de contamination, on ne doit pas exclure le contrôle des autres sources de phosphore pour autant, notamment au niveau de l’agriculture.
L’urgence d’agir
Enfin Nature Québec demande à la ministre de l'Environnement de ne pas tergiverser et de faire preuve de leadership politique dans la crise des algues bleues. Il ne s’agit pas ici de ménager telle ou telle clientèle mais de présenter lors du sommet un plan d’action cohérent et efficace qui contiennent également des éléments législatifs comme par exemple le bannissement du phosphore dans les détergents, l’amélioration des fosses septiques ou le renforcement des contrôles agricoles dans les bassins touchés.

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