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L'hôtel de… vide

François Cattapan par François Cattapan
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Article mis en ligne le 31 août 2007 à 8:00
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L'hôtel de… vide
Voilà un lapsus révélateur sorti de la bouche d'un collègue journaliste lors de la couverture, le vendredi 24 août à l'hôtel de ville, de l'invraisemblable nouvelle de la mort subite de la mairesse de Québec. Trois mots qui en disaient long sur l'atmosphère irréelle qui régnait. Une sorte d'absence démesurée pour la confrérie médiatique autant que pour toute la communauté, pour qui Andrée P. Boucher représentait une politicienne municipale dont la longévité avait quelque chose d'éternel. Un départ si abrupt, sans crier gare, semble encore impossible plus d'une semaine après les tristes événements.
Si notre mairesse n'a pu nous dire au revoir à sa guise, nous qui en avons le loisir devons honorer sa mémoire. Bien que tout ait été dit depuis des jours, on peut certes puiser parmi les intarissables éloges et affirmer que le nom Boucher rimera toujours avec déterminée, engagée, fierté, honnêteté, intégrité, passionnée, opiniâtreté et volonté, mais aussi appréciée, colorée, enjouée et respectée. Une femme d'exception s'est éteinte avec notre été 2007 et il faut être reconnaissant d'avoir eu le privilège de partager son existence.

Par ailleurs, c'est dans l'adversité qu'il importe de se retrousser les manches et d'avoir confiance en la relève. S'il est certain qu'on ne retrouvera jamais une seconde Andrée P. Boucher, il faut avoir la sagesse d'admettre que personne n'est irremplaçable. Une communauté vivante ne reste jamais orpheline. La vie continue et la Ville évolue au rythme de ses composantes. Après tout, la cité a progressé pendant 397 ans sans Mme Boucher à sa tête et elle le fera pendant encore bien des années après son 400e anniversaire de fondation. Comme la nature, l'histoire a horreur du vide...

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