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Autres options que la solution facile de taxer

Article mis en ligne le 28 août 2007 à 19:30
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Autres options que la solution facile de taxer
J'ai lu vos articles dans le journal Québec Hebdo du 18 et du 25 août 2007, concernant les sacs en plastique. Encore la solution facile, c'est l'individu qui doit être taxé. Pas besoin de faire une analyse plus profonde, on taxe l'individu, il va finir par comprendre et il va faire ce qu'on va lui dire. On va diminuer la pollution, malgré l'individu.

L'individu qui va oser utiliser un sac de plastique devra payer pour sa faute. L'idée est vraiment brillante. Ça prend tout un raisonnement pour accoucher de cette solution. Le gouvernement s'apprête à légiférer à l'automne. Quel grand pas en avant pour l'environnement.

Et que fait-on des entreprises qui produisent les sacs de plastique? On leur donne une médaille? Ou des subventions? Si vous voulez réellement réduire la pollution et protéger l'environnement, attaquez-vous donc à la source. Mais c'est tellement plus facile de frapper l'individu, il n'a pas d'avocats pour le défendre, ni de moyens de communications, il est seul. Et ça paraît tellement bien, on n'a pas besoin de l'identifier, tous le connaissent, c'est le voisin.

Que le gouvernement légifère et taxe à la source chaque sac de plastique produit par les manufacturiers, disons 40 cents par sac produit pour commencer quitte à l’augmenter plus tard si nécessaire, et que cet argent soit mis dans un fonds servant uniquement pour l'environnement et non pas pour le gouvernement. Ça ne sera pas long avant que les manufacturiers, les commerçants, les entreprises, trouvent une alternative aux sacs de plastique. Mais pas de taxes spéciales pour les individus.

Que pensez-vous des Publi-Sac qu'on reçoit deux fois par semaine, remplis de circulaires qu'on ne veut même pas recevoir, mais qui nous arrivent régulièrement à notre porte sans qu'on en fasse la demande.

Selon Publi-Sac sur son site internet www.publisac.ca, cliquez sur Apprenez-en plus sur le groupe du Publi-Sac), c'est chaque semaine plus de 50 millions de circulaires, catalogues et échantillons distribués, près de 3,000,000 de foyers rejoints les week-ends (samedi et dimanche), près de 2,200,000 foyers rejoints en mi-semaine (mercredi et jeudi).

Plus de 2,6 milliards de circulaires, plus de 270 millions de sacs en plastique distribués annuellement au Québec par une seule entreprise. Quel gaspillage, quelle pollution!

Publi-Sac devrait être taxé, disons un dollar ( 1 $ ) par sac de plastique distribué, et cet argent irait dans le fonds pour l'environnement. Plus de 270,000,000 $ pourraient être recueillis par année, seulement avec Publi-Sac au Québec.

Avec les Publi-Sac, on reçoit votre journal Québec Hebdo, pas une mais deux fois par semaine, le mercredi et le samedi. Ces journaux nous sont distribués sans qu'on les demande ou qu'on s'abonne, ils sont déposés à notre porte. Encore de la pollution et du gaspillage. Est-ce que vos journaux sont imprimés sur du papier recyclé? Ces journaux distribués gratuitement sans qu'on en fasse la demande, devrait être aussi taxés, comme les Publi-Sac, à un dollar ( 1 $ ) par journal distribué, argent qui irait dans le fonds pour l'environnement.

Combien de journaux sont imprimés par année par le groupe Transcontinental inc. www.transcontinental.com) dont vous faites partie? Vous distribuez 200,000 copies du journal Québec Hebdo le samedi à Québec, soit plus de 10 millions annuellement. Combien de copies sont distribuées le mercredi? Combien de copies de tous vos journaux sont distribuées annuellement? Environ 250 millions d’exemplaires selon Médias Transcontinental.

On est envahi par toute sorte de dépliants, journaux, publicité, dans nos demeures sans qu'on en ait fait la demande, sans notre consentement. Vous allez dire que c'est nous, comme individu, qui devrions être taxés parce que nous polluons en envoyant ces papiers, que nous n'avons pas demandés et qui nous sont livrés sans notre consentement, à la poubelle.

Il me semble que les résultats seraient spectaculaires assez rapidement en taxant ceux qui sont à l'origine de la pollution plutôt que les individus qui la subissent.

Comme vous écrivez "Aussi bien que ce soit les responsables de ce fléau qui en fassent les frais. Après tout, c'est la base du principe du pollueur-payeur…"

Donc, quand est-ce que Transcontinental inc. va agir pour diminuer la pollution qu'il engendre? Comme entreprise, vous semblez être une de celles qui polluent le plus l'environnement au Québec. Plus de 1 milliard de sacs de plastique, plus de 10 milliards de circulaires et environ 1 milliard de journaux en 4 ans, ça coûte très cher à l'environnement. Et vous écrivez que c'est l'individu qui doit payer pour ça! Il me semble que c'est celui qui engendre ce gaspillage qui doit payer, c'est-à-dire Transcontinental inc.

À quand les actions concrètes de la part de Transcontinental Inc.. (propriétaire de Publi-Sac, Québec Hebdo, etc.) pour diminuer la pollution et le gaspillage qu'il engendre? Est-ce que Transcontinental Inc.. attendra que le gouvernement légifère pour le forcer à diminuer sa pollution?

Est-ce que vous, monsieur Cattapan, continuerez à dire que c'est la faute de l'individu et qu'il doit être taxé en conséquence?

Ps. : La chaîne de rôtisseries St-Hubert songe, notamment, à offrir de la vaisselle et des ustensiles compostables pour les commandes à emporter dès 2008 – une pratique que plusieurs entreprises mettent déjà en oeuvre. Pas de taxes , pas de lois … et des résultats, avec des entreprises responsables.
Pierre Grenon, Québec

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