Jean-Luc Jolivet (à gauche), en compagnie de son confrère de l’opposition à L’Ancienne-Lorette, Christian Thériault.
Jean-Luc Jolivet démissionne à L’Ancienne-Lorette
Depuis lundi dernier, le conseil municipal de L’Ancienne-Lorette a une chaise vacante, celle de Jean-Luc Jolivet, membre de l’opposition.
Dans une lettre, dont L’APPEL a obtenu copie, le principal intéressé explique les raisons de son départ. Rappelons qu’il avait fait le saut en politique pour défendre la refusion-défusion lors de la campagne de novembre 2005. «L’idée était qu’une fois notre équipe élue majoritairement, on enclenchait le processus d’annexion à la ville de Québec et du moment où cette chose était faite, je rentrais à la maison et laissais une autre personne se présenter comme conseiller du district de L’Ancienne-Lorette.»
Après avoir accepté le résultat du vote et du même coup, le choix de la population, M. Jolivet a tout de même sauté dans le monde de la politique municipale. «La suite me prouva que malgré mes bonnes intentions, la politique mesquine et revancharde ne fait pas de quartier, mentionne-t-il. Ou tu penses comme nous et tu es des nôtres, ou tu mérites l’exclusion et on t’enlève tous les moyens pour bien faire ton boulot.»
En plein cœur de son mandat, le conseiller Jolivet admet ne plus avoir l’énergie pour bien faire son travail, qui est de représenter les citoyens qui l’ont élu. «J’aurais sincèrement voulu en faire plus – particulièrement pour les sinistrés du 26 septembre 2005 – mais ainsi va la vie. Cette cachottière nous réserve parfois de bien drôles de surprises et se rit bien souvent de nos plans ou de nos prévisions.»
Réaction du maire Loranger
Appelé à réagir à la démission du conseiller, le maire Émile Loranger a été clair dans ses commentaires. Au courant des possibles intentions de M. Jolivet, le magistrat a dit respecter son choix.
«Je n’ai ni à être surpris ni à ne pas être surpris, c’est sa décision», commente-t-il.
Les détails concernant l’éventuelle élection d’un nouveau conseiller seront connus au cours des prochains jours.
Thériault continue
Maintenant cavalier seul dans l’opposition, le conseiller Christian Thériault, affirme que les choses seront plus difficiles, bien que la situation était loin d’être le paradis avant le départ de M. Jolivet.
«Ce n’était déjà pas facile, déclare-t-il. Je considère que je vais faire ma tâche du mieux que je peux, par respect pour les citoyens qui ont cru en moi et notre position. Ils avaient des raisons de voter pour moi et ces raisons n’ont pas disparu. J’ai le courage de mes convictions.»