Le pavillon Abitibi Price a déjà accueilli plus d’étudiants à l’Université Laval. (Photo Denis Fortin)
Baisse des inscriptions dans les programmes de foresterie
Avec tous les coups qu’a essuyés le domaine forestier au cours des dernières années, l’impact se manifeste de différentes façons en province. S’il est question de fermetures d’usines et de pertes d’emplois, le nombre d’étudiants sur les bancs des écoles de foresterie est aussi en baisse. Et c’est le cas dans la région de Québec.
À l’Université Laval, le programme en aménagement et environnement forestiers connaît des années de vache maigre. Si le département a reçu 80 nouvelles inscriptions en 2002-2003, ce nombre est presque divisé en deux pour la portion 2006-2007, soit 44.
Le département accueille de nouveaux étudiants l’été, l’automne et l’hiver, informe la responsable de la promotion et de l’information sur les études à la Faculté de foresterie et de géomatique, Véronique Audet. En date du 15 août dernier, il y avait un cumul de 33 inscriptions pour les semestres d’été et d’automne. Reste maintenant à voir quelle sera la situation à l’hiver 2008.
En revanche, il est plus difficile d’établir une tendance pour les programmes coopératifs en opérations forestières et en génie du bois. C’est que les données sont variables, mais 2004-2005 a été la meilleure des cinq dernières années scolaire dans les deux cas (23 et 27 étudiants).
Cégep de Sainte-Foy
De son côté, le Cégep de Sainte-Foy offre deux programmes rattachés au domaine forestier, soit la technologie en transformation de produits et la technologie forestière. Dans les deux cas, on enregistre une baisse du nombre de demandes d’admission.
Selon les données du Service régional d’admission au collégial de Québec (SRACQ), 150 personnes avaient rempli un formulaire pour la technologie forestière en 2001 alors que 24 individus s’intéressaient à la transformation. En 2006, il était cependant question de 72 demandes dans le premier cas et de 10 dans l’autre. On s’attend aux mêmes chiffres cette année.
«Ça influence le choix», affirme la responsable des admissions, Louise Raymond, à propos de la situation dans le domaine forestier.
Souvent, les gens font un choix en fonction du marché, dit-elle. Pas toujours, mais souvent. La foresterie vit en fait ce que les programmes en santé ont subi il y a quelques années. Ces derniers connaissent aujourd’hui des jours meilleurs, ce qui laisse entrevoir de l’espoir.
Duchesnay s’en sort bien
À la Commission scolaire de la Capitale, la situation de l’École de foresterie et de technologie du bois de Duchesnay se maintient depuis 2005 à environ 120 inscriptions, mais la direction en a déjà eu de 150 à 160 au début du millénaire.
C’est clair, les briques tombées sur la tête de la foresterie ont amoché la popularité des programmes. «Il y a un impact, c’est sûr, soutient M. Tremblay. Si je me compare à d’autres écoles de foresterie au Québec, je trouve qu’on s’en sort assez bien. C’est certain que ce n’est pas ce qui a plus populaire par les temps qui courent.»
Selon l’agente de communication à la Commission scolaire de la Capitale, Carole Coulombe, la situation géographique de l’école, sa réputation, ainsi que la promotion et la sensibilisation aident la cause.