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Hymne pictural à la nature

Jean-François Tremblay fusionne les cultures québécoise et autochtone

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Article mis en ligne le 17 août 2007 à 15:00
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Hymne pictural à la nature
En plus d’être peintre depuis 18 ans, Jean-François Tremblay est également auteur-compositeur-interprète. (Photo: courtoisie Jennifer Dion)
Hymne pictural à la nature
Jean-François Tremblay fusionne les cultures québécoise et autochtone
Après avoir été présentée dans les bibliothèques Canardière et Le Tournesol, l’exposition Shapunakuan a amorcé le 14 août sa dernière escale à la galerie du Faubourg de la bibliothèque Saint-Jean-Baptiste.
La vingtaine d’œuvres de l’artiste charlesbourgeois allient les cultures québécoise et autochtone. Elles ont pour thème les oiseaux et les plantes du Québec. Ses tableaux d’acrylique sont sous-titrés en innu (montagnais), dans la même langue que Shapunakuan, qui signifie transparent.

«Au niveau figuratif, les surfaces se superposent, mais c’est transparent dans le sens où certaines choses transparaissent; on peut voir les premiers gestes. (…) La poésie est importante, autant dans nos contacts humains que dans la création artistique», souligne Jean-François Tremblay.

Il ajoute: «C’est ma vision du Québec. Les tableaux, sous forme de mosaïque, sont morcelés par des circuits de lignes. C’est comme si je voulais rassembler ce qui est éclaté, comme le sont nos vies. Les communautés autochtones font partie de nos racines, de nos cultures.»
Promenade dans les bois
Cette culture, Jean-François Tremblay la trimballe dans son esprit depuis sa tendre enfance. Quant à la joie d’être «branché» à la terre et d’aller se ressourcer dans les bois, son paternel lui a inculquée.
«Dès ma jeunesse, mon père m’amenait dans la forêt. C’est important d’aller sur le terrain pour mieux connaître la culture autochtone. Plus tard, j’ai su que mon arrière-grand-mère paternelle était autochtone et, de fil en aiguille, j’ai proposé des ateliers.» Depuis 2000, l’artiste anime les Ateliers d’expression artistique Nantuata dans différentes écoles autochtones du Québec.

Les liens filiaux ne sont pas les seuls à avoir tissé la toile d’intérêt de Jean-François Tremblay pour l’art autochtone. On a qualifié sa voix d’un timbre bien particulier. «On m’a déjà dit que j’avais une voix de viking. Avec la guitare, ma voix devient riche, métissée. J’y mets même des imitations d’oiseaux», soutient l’artiste.

Les œuvres de Jean-François Tremblay sont remplies de couleurs vives pouvant rappeler la période du fauvisme. «Ce sont des couleurs assez intenses, consent le peintre. J’ai toujours aimé l’art naïf. L’art sous toutes les formes fait voyager les gens, au niveau moral, psychologique. C’est comme une vitrine sur le monde à partager», résume-t-il.
L’exposition se poursuit jusqu’au 9 septembre. La Galerie de la bibliothèque du Faubourg est située au 755, rue Saint-Jean. Information: (418) 641-6798
«La poésie est importante autant dans nos contacts humains que dans la création artistique»
- Jean-François Tremblay
Ce dimanche 19 août
L’artiste sera présent ce dimanche entre 14h et 16h à la Galerie du Faubourg de la bibliothèque Saint-Jean-Baptiste.

(Photo: courtoisie)

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