La future Maison des jeunes des Saules sera située au cœur d’un point important de rassemblement de jeunes du secteur, le terminus Les Saules.
Financement confirmé. Un renfort permanent pour la Maison des jeunes Les Saules-Lebourgneuf!
L’emploi d’une deuxième travailleuse de rue, pour les jeunes non rejoints par les services traditionnels, sera maintenu à l’automne
Le Fonds régional d’investissement jeunesse de la Capitale-Nationale confirme un engagement financier d’un an auprès de la Maison des jeunes des Saules/Lebourgneuf pour l’intervention de proximité auprès des 12 à 25 ans.
Plus de 100 jeunes fréquentent mensuellement un des deux points de services de la Maison des jeunes des Saules/Lebourgneuf, mais un plus grand nombre encore de jeunes, qui pourraient gagner à fréquenter l’organisme sont à joindre. L’organisme offre donc des services de travailleurs de milieu qui sillonnent les rues et parcs des quartiers Duberger, Les Saules et Lebourgneuf.
Pour l’instant, une seule travailleuse de rue permanente sillonnait les quartiers afin de développer des relations significatives avec les jeunes des espaces publics. Depuis près de 10 ans que ce service existe, mais l’équipe d’intervenants subit les fluctuations du financement passant de cinq à deux puis à un seul intervenant en 2004.
Grâce à l’appui du Fonds régional d’investissement jeunesse de la Capitale-Nationale, le contrat d’été de la deuxième intervenante sera prolongé à l’automne. Le financement accordé par le fonds régional n’est toutefois pas récurrent et sera reconsidéré l’année prochaine.
Le Service de police de la ville de Québec aime à rappeler qu’il n’y a plus de gangs de rue à Québec. La problématique qui touche de nombreuses villes au Canada pourrait toutefois finir par cogner à la porte de Québec.
Julie Hébert, coordonnatrice de cette maison de jeunes, explique que les zones de Duberger et Les Saules sont considérées comme chaudes pour les groupes émergents. Des problèmes importants de vandalisme et de graffitis y sont constatés. D’arriver à joindre ces jeunes peut les aider à éviter une dérive possible vers les gangs de rue. Selon elle le statut du quartier et le nombre de jeunes à joindre nécessiteraient dans un monde idéal la présence de cinq intervenants.
Serge Robitaille, président du conseil d’administration de la maison des jeunes, explique que les travailleurs de rue ont noué des contacts significatifs avec des centaines de jeunes de ces quartiers. «Les types d’interventions rapportés à un comité de suivi que j’anime justifient grandement la présence de nos travailleurs de rue», affirme-t-il.