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Précisions à propos du régime de commercialisation mixte en agriculture

Article mis en ligne le 6 août 2007 à 10:30
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Précisions à propos du régime de commercialisation mixte en agriculture
La date du 1er août devait être celle du « jour de la liberté » pour les producteurs d’orge de l’Ouest canadien. Malheureusement, une décision de la Cour fédérale a tout remis en question. Nous reculons d’un pas, certes, mais nous n’avons pas dit notre dernier mot dans ce dossier, loin de là. Après avoir rencontré le premier ministre à Charlottetown (Î. P. É.) la semaine dernière, je peux vous dire que notre gouvernement conservateur se prépare à aller de l’avant. D’une façon ou d’une autre, nous allons offrir le libre choix du mode de commercialisation aux agriculteurs.
Le gouvernement actuel s’est engagé clairement et fermement à offrir ce libre choix à compter de la campagne électorale en décembre 2005. Cet engagement a été reconnu, et la grande majorité des circonscriptions de la zone désignée de la CCB ont élu un député conservateur à l’élection générale de 2006. Nous avons agi de façon ouverte et transparente en poursuivant l’objectif du régime de commercialisation mixte. En outre, les résultats du plébiscite tenu l’hiver dernier ont été extrêmement clairs. Soixante-deux pour cent des votants se sont prononcés en faveur de l’abolition du monopole de la CCB. Forts de ce solide mandat démocratique, nous avons mis le processus de réglementation en marche. Il était logique pour nous de penser que l’assujettissement de l’orge à la CCB pouvait être supprimé par voie réglementaire puisqu’il a été décrété de la même façon.

Si les agriculteurs ont besoin d’une autre preuve de l’effet positif qu’ aurait le libre choix du mode de commercialisation sur leur résultat d’exploitation, ils n’ont qu’à examiner l’évolution des prix depuis la décision prise par la Cour. Bon nombre de producteurs d’orge s’attendaient à obtenir des prix records pour leur produit, mais la décision de la Cour les a empêchés de réaliser des recettes potentielles de plusieurs millions de dollars. Un régime monopolistique peut être avantageux pour certains agriculteurs. Toutefois, des milliers d’autres auront tôt fait de dire aux gens qui sont dans leur tour d’ivoire à Winnipeg (et aux gouvernements provinciaux qui les ont soutenus financièrement) à quel point ils sont frustrés et outrés face aux coûts qu’ils ont dû assumer personnellement. Leur déception est palpable et je la partage sincèrement.

Je suis heureux d’apprendre que la CCB a reconnu que le statu quo n’était plus une option. Comme l’a dit M. Ritter, nous ne pouvons continuer dans la même voie. Les agriculteurs et les gouvernements exerceront une surveillance attentive pour vérifier si les changements apportés sont réels et substantiels ou s’il s’agit plutôt d’une façade. Si la CCB ne veut pas prendre les choses en main, nous le ferons nous-mêmes parce que nous avons vraiment les intérêts des agriculteurs à cœur.

Les agriculteurs nous ont livré un message clair et nous ont confié le mandat de mettre en place un régime de commercialisation mixte tout en maintenant une solide CCB à participation facultative. C’est le changement que veulent les agriculteurs de l’Ouest et l’objectif que le nouveau gouvernement du Canada poursuivra.

* (Source: Chuck Strahl, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et ministre de la Commission canadienne du blé)

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