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Les fraudeurs ne prennent pas de vacances

Jean-Pascal Lavoie par Jean-Pascal Lavoie
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Article mis en ligne le 10 août 2007 à 9:26
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Les fraudeurs ne prennent pas de vacances
Les fraudeurs utilisant le cyberespace ont l'imagination fertile pour appâter des victimes.
Les fraudeurs ne prennent pas de vacances
Les tentatives de fraude par courriel sont légion et les criminels ne tarissent pas d'imagination pour profiter de la naïveté de leurs victimes. Les établissements hôteliers n'y échappent pas non plus.
Qui n'a pas déjà reçu un courriel offrant quelques millions de dollars en échange d'un numéro de compte de banque? Ce type de fraude est si courant que les autorités lui ont donné l'appellation de «fraude nigériane».

Le modus operandi est sensiblement toujours le même. Un internaute reçoit un courriel d'un individu qui lui demande son assistance pour transférer une importante somme d'argent hors de son pays, habituellement en Afrique, en échange de quoi, il partagera ce montant avec l'internaute. Généralement, on demande une somme d'argent ou un numéro de compte bancaire pour mettre en branle le processus.

Une variante de cette fraude atteint maintenant les commerces. Si l'arnaque classique vise directement le portefeuille de la victime, celle-ci cible plutôt les fonds de l'entreprise.

Un hôtelier de la région a reçu récemment une demande par courriel de réservation pour une réception de mariage. Le «client» désirait réserver pour une vingtaine de personnes et était prêt à consacrer 10 500$ pour tous les services. Seule obligation de la part du commerçant, avancer la somme pour les billets d'avion des convives, tous des Ivoiriens.

Le «client» offre même de transmettre, sur paiement des billets auprès de l'agence de voyage, son numéro de carte de crédit pour régler le tout une fois au Canada. Il ne peut apparemment pas le faire directement auprès de l'agence de voyage puisque la technologie ne le permettrait pas en Afrique.

À la Sûreté du Québec, ce serait la deuxième fois qu'on leur signalerait ce type de tentative de fraude. Une auberge de la rive-sud aurait été contactée de cette façon l'an dernier. «Les gens ne devraient jamais donner suite à ce genre de courriel, met en garde Ann Mathieu, porte-parole de la SQ. Dans ce genre de fraude, les gens peuvent même passer de victimes à fraudeurs en se prenant une cote au passage. Et c'est pratiquement impossible de récupérer l'argent puisque les transferts se font par l'entremise de firme comme Western Union.»

Si la somme, 10 500$, peut sembler raisonnable en comparaison des millions promis dans une fraude nigériane classique, il n'en reste pas moins qu'il ne faut accorder aucune crédibilité à ces demandes. Au Canada, un organisme a d'ailleurs été spécialement mis sur pied pour traiter ce genre de fraude. Phonebusters relève directement de la Gendarmerie royale du Canada et invite les citoyens à lui faire parvenir des copies du courriel lorsqu'ils en reçoivent (wafl@phonebusters.com).
Quelques liens utiles
- www.phonebusters.com : organisme canadien responsable de recueillir des renseignements sur les plaintes en matière de télémarketing et de lettres frauduleuses.

- www.rcmp-grc.qc.ca : le site de la GRC regroupe plusieurs informations sur le phénomène de la fraude nigériane.

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