«La ministre tente de camoufler son incapacité à gérer la crise» - François Bonnardel
Épidémie d’algues bleu-vert
Réagissant à la conférence de presse de la ministre de l’Environnement sur la prolifération des algues bleues dans les lacs du Québec, le député de Shefford, dont la région est fortement touchée par cette épidémie, s’est indigné devant le peu de d’importance que le gouvernement accorde à cette crise. François Bonnardel a vertement critiqué la tentative de la ministre de minimiser le problème.
«Le gouvernement essaie de nous convaincre que les algues bleues sont un faux problème pour camoufler son inaction dans le dossier, alors que les Québécois s’attendent à des solutions de sa part.»
Le whip de l’opposition officielle est revenu sur les déclarations de la ministre du 4 juin dernier. «Nous avions averti le gouvernement au début du mois de juin que son plan était complètement inefficace et l’annonce de créer un nouveau comité en est la preuve évidente. La ministre nous a même avoué aujourd’hui qu’elle devait faire une tournée pour prendre connaissance du problème. Or, il est un peu tard pour s’initier aux algues bleues car, comme la ministre, la plupart des Québécois ont eux aussi pris leurs vacances.»
Enfin, le député adéquiste a réitéré les demandes de l’opposition officielle pour des mesures concrètes et de l’action de la part du ministère de l’Environnement. «Ce que nous devons retenir de l’annonce d’aujourd’hui, c’est que le gouvernement repousse la mise en place de solution à l’année prochaine. C’est inquiétant car le phénomène des algues bleues n’est pas nouveau et le ministère devrait déjà avoir mis en place des solutions. Nous croyons toujours que le ministère de l’Environnement ne doit pas se limiter à un rôle de police et doit devenir proactif pour accompagner les citoyens, les entreprises et les agriculteurs dans la recherche de solutions vertes. Dans ce cas-ci, il faut agir directement sur les rejets de phosphore, mais le gouvernement ne fait que réagir aux crises au lieu d’être proactif», a conclu François Bonnardel.
* (Source: Aile parlementaire adéquiste)