Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a affronté les nombreuses questions médiatiques au sujet de la noyade du jeune Lucas Beaupré.
«Ce n’est pas notre intention de camoufler quoi que ce soit»
Le maire Loranger, au sujet de la noyade de Lucas
À la suite de la noyade du jeune autiste Lucas Beaupré, de L’Ancienne-Lorette, le maire Émile Loranger a fait face à la musique, jeudi dernier, en répondant aux nombreuses questions des journalistes de Québec.
Pour faire une histoire courte, un sauveteur a retrouvé l’enfant de six ans noyé sous un trampoline flottant, la veille, au lac Saint-Joseph. Quatre personnes assuraient la sécurité du millier de gens et plus qui profitaient du beau temps à ce moment.
Selon ce qui a été possible d’apprendre, une monitrice avec au moins cinq années d’expérience était attitrée spécifiquement au jeune Lucas. Elle en était toutefois à sa première sortie avec lui, situation cependant approuvée par la mère du défunt. Que s’est-il passé à la plage? Même si les rumeurs et témoignages sont nombreux, seule une enquête permettra de faire la lumière dans ce dossier.
D’ailleurs, tout en voulant faire preuve de transparence, le maire Loranger a refusé d’empiéter sur le terrain des policiers. Il a aussi jugé bon se tenir loin du jeu des hypothèses, s’abstenant ainsi de se prononcer sur des «si» et des «peut-être».
«Ce n’est pas notre intention d’habiller ou de camoufler quoi que ce soit», affirme cependant le magistrat.
«Accident malheureux»
Même s’il a qualifié les événements «d’accident malheureux», M. Loranger tenait mordicus à rendre public les faits tels qu’ils se déroulés. En se référant aux informations qu’il avait obtenues, tout avait été fait «selon les règles de l’art».
Questionné au sujet de l’embauche des moniteurs dans sa ville, le maire Loranger jure que les cas les plus lourds sont confiés aux personnes les plus expérimentées. Le processus de sélection se déroule de façon normale, c’est-à-dire avec entrevue. «On prend des gens expérimentés en service de garde ou des choses comme ça», raconte-il.
À sa connaissance, une tragédie du genre est une première dans les annales de L’Ancienne-Lorette.