«Il est donc possible de réaliser à Québec de nouveaux projets industriels!»
La Chambre de commerce de Québec satisfaite du rapport de la Commission d'examen conjointe sur le projet Rabaska
Convaincue depuis le début de la nécessité de réaliser l'ensemble du processus d'étude et d'analyse du projet de port méthanier Rabaska et confiante en l'issue positive de l'exercice, la Chambre de commerce de Québec se réjouit des conclusions du rapport de la commission d'examen conjoint, rendues publiques hier. Ce rapport très positif, qui confirme la sécurité du projet, sa pertinence, son impact négligeable sur l'environnement et ses retombées économiques appréciables, permettra enfin à la région de voir se concrétiaer sur son territoire un projet de grande envergure qui profitera à l'ensemble de la population québécoise, dans le cadre de la stratégie de diversification énergétique. Qui plus est, les résultats du rapport démontrent qu'il est possible d'accueillir de nouveaux projets industriels dans la région et de les réaliser dans le respect des normes et des valeurs de développement durable.
« Rabaska entraînera certainement, à moyen terme, la hausse de la productivité et de la compétitivité de nos entreprises, un impact d'autant plus souhaitable que le Québec démontre un manque à gagner important à ce niveau à l'échelle canadienne, commente le président de la Chambre de commerce de Québec, M. Daniel A. Denis, architecte. Comme c'est le cas pour les entreprises de l'Alberta, la proximité de la ressource entraînera une réduction des frais reliés au transport et favorisera une baisse des prix de ce combustible au Québec. Et qui dit réduction des coûts de l'énergie, dit réduction des coûts d'opération et, par conséquent, augmentation de la capacité d'investir dans l'accroissement de la productivité. Et une entreprise plus productive est une entreprise plus compétitive! »
Bien qu'elle soit très satisfaite que la Commission d'étude ait pris en considération l'aspect économique du projet, la Chambre de commerce de Québec persiste à croire qu'il faut envisager sérieusement la création d'une nouvelle entité indépendante pour enrichir et élargir le débat public sur les grands projets de développement afin d'obtenir un juste équilibre dans l'analyse des sphères économique, environnementale et sociale. La mise sur pied d'une Agence d'analyse économique, comme le propose la Fédération des chambres de commerce du Québec, serait donc souhaitable. « Nous croyons que l'intervention d'une telle agence dans le processus d'étude entraînerait des réflexions et prises de décision plus éclairées, alimentées de données factuelles sur les enjeux, les risques, les bénéfices et les retombées résultant de la réalisation de nouvelles activités économiques ou de projets de développement, explique M. Denis. Il est également souhaitable que soient documentées les conséquences de l'abandon ou de la non réalisation d'un projet ou la cessation d'une importante activité industrielle. »