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Père et fils au Mondial de BMX

Richard et Laurent Dumais

Denis Fortin par Denis Fortin
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Article mis en ligne le 7 juillet 2007 à 16:30
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Père et fils au Mondial de BMX
Laurent et Richard Dumais ont la passion commune du BMX depuis les trois dernières années.
Père et fils au Mondial de BMX
Richard et Laurent Dumais
Deux adeptes de BMX d'une même famille de Cap-Rouge, le père Richard Dumais, 48 ans, et le fils Laurent, 11 ans, s'apprêtent à participer dans leur catégorie respective au Championnat du monde de BMX sanctionné par l'Union cycliste international (UCI) qui se déroulera du 26 au 29 juillet prochains à Victoria en Colombie-Britannique.
Les deux membres du Club de BMX de Québec ont mérité leur place sur l'équipe canadienne en amassant suffisamment de points UCI lors de diverses épreuves tenues pendant la saison 2006. Laurent Dumais participera au Mondial 2007 dans la catégorie 11 ans, expert avec un vélo de 20 pouces tandis que son père, Richard, en fera autant chez les 45 ans et plus avec un vélo de type Cruiser (24 pouces).

«J'ai bien du plaisir à faire du BMX et j'essaie de m'améliorer de course en course, indique dans un premier temps Laurent Dumais. Je m'entraîne au Club BMX de Québec deux jours par semaine. J'espère être en mesure de participer à la finale de ma catégorie lors du prochain Mondial. Je sais que ce sera difficile mais je crois être en mesure d'atteindre cet objectif. D'autant plus que je reviens du championnat canadien de Bromont où j'ai terminé au deuxième rang à une demi-roue de la médaille d'or»A.

Le jeune Carougeois connaît du succès en BMX car il possède une excellente technique et a une bonne position sur son vélo quand il franchit les sauts des divers parcours où il compétitionne.

«On dit de moi également que j'atteins une bonne hauteur quand j'ai à sauter en course. Je devrai cependant pédaler un peu plus entre les bosses des parcours pour améliorer mes temps. J'ambitionne un jour participer aux Jeux olympiques puisque le BMX sera une discipline olympique dès les Jeux de Beijing en 2008. Mais avant, je désire faire en sorte d'être accepté dans la concentration vélo au Séminaire Saint-François en septembre 2008», de conclure le jeune athlète.
Quant à suivre…
Richard Dumais a débuté sa carrière d'athlète de BMX à 45 ans de manière à pratiquer et à partager le même sport avec son fils. Cela fait aussi son affaire puisqu'au lieu d'attendre que les épreuves de Laurent se terminent pour revenir à la maison, il occupe bien du temps à préparer ses propres courses.
«Nous sommes quatre parents de jeunes inscrits au Club BMX de Québec à participer aux diverses épreuves, précise Richard Dumais. C'est aussi une très belle façon de conserver la forme, d'échanger avec mon fils d'une passion commune et de relever un beau défi. Je me rends toutefois compte qu'il peut s'avérer difficile d'acquérir certaines habiletés à mon âge qui sont plus naturelles quand on a 11 ans.»

Le paternel avoue même qu'il y a un certain «challenge» à compétitionner en BMX dans un sport qu'il compare à du motocross sans être aidé par un moteur.

«Nous avons à gérer un stress continuel surtout quand on prend le départ avec sept autres concurrents. Le BMX est aussi excitant que le vélo de montagne. J'entends continuer tant et aussi longtemps que Laurent pratiquera ce sport. Je caresse cependant le vieux rêve de participer à un triathlon à 50 ans, soit dans deux ans. Je ferai de mon mieux au Mondial dans trois semaines. Ce sera une très belle expérience à vivre pour Laurent et moi», de conclure celui qui aura à débourser plus de 3 000 $ pour vivre cette expérience.

Le mot de la fin revient à Laurent Dumais. Interrogé sur les performances de son père en course, il y est allé de ce commentaire.

«Je suis bien plus nerveux que mon père quand il participe à une course car j'ai peur qu'il se blesse. Il commence à développer de bons trucs en course même si les sauts ne sont pas sa spécialité. Comme il le dit si bien, il a de vieux os et je ne veux pas qu'il se blesse. Mais j'apprécie grandement qu'il m'accompagne lors des courses car neuf des dix épreuves québécoises sont à l'extérieur de la région de Québec.»

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