Jacques MacKay, capitaine du 78th Fraser Highlanders, Denise Tremblay-Blanchette, conseillère de Cap-Rouge, Denis Robitaille, historien et auteur, Philippe Gaboury, représentant de la Société historique de Cap-Rouge, et Alan Stairs, directeur musical, ont participé à la commémoration du naufrage du «Montréal».
Cap-Rouge se remémore le naufrage du «Montréal»
Événement peu connu de l’histoire maritime du Québec, le naufrage du bateau «Montréal» a néanmoins fait l’objet d’une commémoration, le 26 juin dernier, au quai de Cap-Rouge. Il y a 150 ans, 253 personnes perdaient la vie dans cette tragédie.
Si la garnison de Québec du Régiment historique écossais 78th Fraser Highlanders a pris soin d’organiser l’activité, l’idée originale était cependant l’affaire de Denis Robitaille, responsable du Lieu de mémoire des Augustines.
Le 26 juin 1857, le navire en bois a pris feu, avant de s’échouer dans le fleuve, à la limite de Cap-Rouge et de Saint-Augustin-de-Desmaures. Environ 400 personnes, dont la plupart étaient des immigrants écossais, se trouvaient à bord.
À l’époque, le «Montréal» effectuait une navette fréquente entre Québec et Montréal. «C’est un événement un peu oublié, même si il y a eu 253 victimes, a expliqué ce dernier. À l’époque, il y a eu un important retentissement.»
Il faut le dire, cette tragédie est la deuxième plus importante dans l’histoire maritime du Québec après l’Empress of Ireland. Dans ce cas, le nombre de victimes était beaucoup plus élevé, dépassant le millier.
«Moi, ce qui m’a ému, ce sont les victimes, a mentionné M. Robitaille. Quand j’ai fait la présentation la semaine dernière, c’est là-dessus que j’ai mis l’emphase.»
Roman historique
Véritable mordu d’histoire, Denis Robitaille a aussi signé le roman historique «Une nuit, un capitaine», lequel est inspiré en partie du naufrage du «Montréal».
Reléguée aux oubliettes, si on peut s’exprimer ainsi, l’histoire du navire a encore quelques parcelles permanentes à Québec. En effet, 179 victimes reposent au cimetière Mount Hermon, à Sillery.
L’idée de la commémoration était entre autres de rappeler ce triste événement ou de le faire connaître. «Au moins, le 150e anniversaire n’est pas passé inaperçu, c’était ça l’idée», a indiqué M. Robitaille.
Puisque la commémoration est maintenant chose du passée, il entend maintenant faire don de sa documentation aux archives de Mount Hermon.