Les scientifiques de ABB Québec ont mis au point un instrument qui permettra de connaître avec précision la distribution des gaz à effet de serre dans l'atmosphère.
Le génie québécois en orbite
Une équipe d'ingénieurs et de techniciens de ABB verra bientôt le fruit de ses efforts lancé en orbite. La division de Québec de la multinationale ABB a terminé la mise au point d'un instrument de mesure des gaz à effet de serre pour le programme spatial japonais.
Il est plutôt ardu, voire impossible, de mesurer avec précision la distribution des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Présentement, ce sont des stations terrestres qui effectuent ces observations et leur distribution inégale sur la planète limite leur efficacité.
L'instrument de mesure mis au point par ABB, un interféromètre, comblera précisément ces lacunes puisqu'il prendra ses mesures depuis un satellite qui sera en orbite l'an prochain.
L'interféromètre recueillera des mesures atmosphériques précises depuis 56 000 points d'observation qui donneront un portrait détaillé de la distribution globale de dioxyde de carbone et de méthane, à tous les trois jours.
Au-delà de l'accomplissement scientifique, il s'agit de la réalisation d'un contrat de 10 M$ pour l'unité d'affaires analytiques d'ABB à Québec. Marc-André Soucy, directeur de l'unité de Québec, est évidemment très fier du travail de son équipe «qui a réalisé un des interféromètres les plus performants de l'histoire spatiale, et ce, avec un échéancier très serré.»
Le satellite japonais GOSAT (Greenhouse gases Observation SATellite) sera mis en orbite à l'automne 2008 et les premières données recueillies par l'interféromètre mis au point à Québec seront relayées quelques mois plus tard. Ces informations pourraient s'avérer cruciales dans l'atteinte des objectifs de Kyoto et la lutte aux changements climatiques.<@S2>(JPL)