Karl André Talbot, président de Nemex Networks, a convaincu Everlast de distribuer le OneGym, appareil d'entraînement conçu par un Québecois, Florent Bergeron.- (Photo Jean Pascal Lavoie)
Des débuts prometteurs, une aventure à suivre
De temps à autre, apparaissent dans la région des personnes qui ont des projets plus grands que nature. Au fil des ans, certains réussissent (Nordiques, Cirque du Soleil, Rouge et Or football), alors que d'autres échouent (Québec 84, retour des Nordiques, studios de cinéma). Karl André Talbot, l'homme qui a attiré Bill Clinton à Québec, appartient à la première catégorie.
Rencontré l'an dernier à l'occasion du lancement d'une campagne d'infopub pour des produits dérivés de l'émission American Idol, le président de Nemex Network affichait déjà ses couleurs. «Je veux promouvoir cette vision au Québec de voir plus loin que le seul marché local. Il est temps que le Québec vise le monde», affirmait-il alors.
Quelque 15 mois plus tard, l'entrepreneur affiche déjà la venue de Bill Clinton à son tableau de chasse et il entend bien profiter du 400e anniversaire de Québec pour améliorer ce palmarès. «Québec est la ville historique la plus importante de l'Amérique, affirme-t-il. Nous avons failli être le 13e État américain, il faut exploiter cet anniversaire au maximum.»
Karl André Talbot voit donc ne le 400e une occasion en or pour mousser Québec et Nemex Network. «Ou nous sommes passifs, ou nous nous sommes actifs et ça profite à la fois à la population et à notre entreprise!»
Au programme, d'autres conférenciers de renom, le Red Bull Air Race, compétition aérienne qui promet d'être encore plus spectaculaire que le Crashed Ice, et un grand spectacle rock. Parmi les noms qui ont circulés, U2, Rush, Coldplay en font rêver plusieurs, mais Karl André Talbot joue de prudence. «Je ne peux malheureusement avancer aucun nom pour ne pas faire dérailler les négociations.»
Bien s'entourer et créer des opportunités
L'homme qui a réussi à attirer l'ancien président américain a un parcours intéressant. Opportuniste, dans le bon sens du terme, est ce qui peut le mieux qualifier Karl André Talbot.
Après des études en relations industrielles à l'Université Laval, il fait un stage dans une entreprise suisse où il développe un projet de commercialisation. «C'est à ce moment que je me suis intéressé au marketing.»
De retour au Québec, il convainc quelques investisseurs de prendre part à la fondation de Nemex Network, une entreprise de commercialisation. L'un de ces actionnaires, Luc Robitaille ex-joueur des Kings de Los Angeles, s'avère un atout de taille pour établir des contacts intéressants dans le showbusiness.
Les premières réussites de Nemex sont de taille: commercialiser un produit <@Ri>American Idol<@$p à l'aide de Paula Abdul comme porte-parole, convaincre un géant de l'industrie du sport, Everlast, de miser sur un produit d'entraînement développé ici-même, et attirer Bill Clinton à Québec.
Reste à voir si ses autres projets se concrétiseront en 2008, mais jusqu'à maintenant Karl André Talbot livre la marchandise de belle façon.