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Les épisodes de perturbations intenses tendent à se multiplier

Dossier: Québec devra s’adapter aux changements climatiques

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Article mis en ligne le 2 juillet 2007 à 10:30
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Les épisodes de perturbations intenses tendent à se multiplier
De plus fortes pluies sur des sols urbanisés risquent de causer des débordements de rivières et des inondations plus fréquentes comme cela s'est produit il y a deux ans dans les secteurs de L'Ancienne-Lorette, mais aussi Les Rivières et Val-Bélair.
Les épisodes de perturbations intenses tendent à se multiplier
Dossier: Québec devra s’adapter aux changements climatiques
Précipitations plus fréquentes et plus intenses, inondations urbaines et refoulement d’égouts, épisodes de smog prolongés, nouveaux vecteurs de maladies infectieuses et infrastructures inadaptées aux nouvelles conditions climatiques: la population de Québec ne l’aura définitivement pas facile au 21e siècle.
Pendant que nos gouvernements cherchent comment réduire les émissions de gaz à effet de serre, le Consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques Ouranos travaille, lui, à préparer le Québec au climat de demain.

Les experts sont formels: dans la Capitale comme à Montréal, en passant par Chicoutimi et Sherbrooke, les gens devront s’adapter aux conséquences des changements climatiques. La question n’est pas de savoir si nos vies s’en trouveront affectées, mais plutôt de savoir quand le ciel nous tombera sur la tête. Et comment, alors, pourrons-nous limiter les dégâts?

Alain Bourque, directeur Impacts et adaptation chez Ouranos et climatologue de formation, croit que les Québécois vont y goûter, comme tout le monde du reste. Près de 10 ans après la tempête de verglas de janvier 1998, le Québec et sa capitale ne sont pas à l’abri d’autres manifestations violentes de Dame nature, plus sournoises et imprévisibles que jamais.

«Il va y avoir de plus en plus d’événements climatiques inhabituels qui vont perturber nos activités, affirme M. Bourque. L’ultime, c’est la tempête de verglas, comme celle qui nous a frappés en 1998 ou encore le déluge du Saguenay à l'été 1996. C’est clair que quand il y a un phénomène extrême, les impacts peuvent être bien au-delà de ce qu’on peut imaginer. Notre approche, c’est de dire qu’est-ce qu’on doit faire et qu’est-ce qu’on doit changer pour pouvoir faire face à la nouvelle réalité climatique qui se pointe?»

À l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), à Québec, le professeur-chercheur Alain Mailhot, étudie depuis des années l’impact des changements climatiques sur les réseaux d’eau urbains. Lui aussi ne cache pas que «les pluies, dans le futur, seront plus intenses et plus fréquentes.» Il croit que les réseaux d’égout pourront être très sollicités.
Impacts de la chaleur extrême
«Un climat plus chaud est plus susceptible de générer des événements extrêmes, des orages violents par exemple, qui se déclenchent d’un coup sec. Une forte pluie qui nous frappait tous les 20 ans pourrait maintenant nous frapper tous les 10 ans. La période de retour d’un événement extrême sera donc plus courte», dit-il.
Alain Bourque mentionne que Québec pourra connaître des saisons hivernales moins froides pouvant «générer plus de neige certaines années et plus de pluie d’autres hivers. Ce sera l’un ou l’autre. Mais ce qu’on sait, c’est qu’il y a aura plus de précipitations.»
Débordements localisés
À la Ville, le conseiller en communication Jacques Perron, ajoute qu’il faut aussi tenir compte du débordement des rivières et ruisseaux, comme ce fut le cas à l’automne 2005 dans L’Ancienne-Lorette.
«L’imperméabilisation des sols, due à l’urbanisation des 50 dernières années, fait en sorte qu’il y a davantage d’eau acheminée dans nos réseaux et dans nos cours d’eau. Les inondations dans L’Ancienne-Lorette nous ont démontré que le problème touchait aussi les cours d’eau, sans compter l’érosion des berges, une autre problématique», dit-il.

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